Perte de sens, mal-être au travail : que faire quand ton job ne te rend plus heureux ?

Tu as coché toutes les cases : CDI, bon salaire, collègues plutôt sympas, perspectives d’évolution. Le genre de job qu’on t’envie à Noël, quand tu annonces ce que tu fais dans la vie.

Et pourtant… tu as la boule au ventre le dimanche soir, tu rêves de t’échapper en courant dès le lundi matin, et tu te demandes en boucle : « Mais pourquoi je me sens si mal alors que j’ai tout pour être heureux ? ».

Ce paradoxe, je le croise tous les jours en coaching.

Des personnes brillantes, engagées, compétentes… qui se sentent vides. Qui n’osent pas dire qu’elles ne vont pas bien, parce que « ce serait abusé ». Qui attendent que ça passe. Qui culpabilisent de ne pas se sentir bien alors que tout le monde leur dit qu’elles ont de la chance.

Alors on va décortiquer tout ça ensemble : ce mal-être au travail silencieux, insidieux, qu’on ne voit pas toujours venir. On va mettre des mots dessus, et surtout, on va voir comment en sortir.

Parce que non, tu n’es pas condamné à subir ça toute ta carrière.

Quand tout va bien sur le papier… mais pas dans ta tête

Le syndrome de la prison dorée

Ça a commencé doucement. Tu as signé ce contrat avec fierté, peut-être même avec excitation.

Tu t’es investi à fond.

Et puis, petit à petit, un truc s’est cassé. Une fatigue que même trois cafés ne suffisent plus à masquer. Une lassitude. Une impression de tourner en rond. Et cette question lancinante : « Est-ce que je suis vraiment à ma place ? ».

On appelle ça la prison dorée.

C’est confortable, mais étouffant. Tu as une stabilité, un certain niveau de vie, une reconnaissance sociale… et pourtant tu suffoques.

Et plus tu souffres, plus tu culpabilises.

Parce que rationnellement, tout va bien.

Mal-être au travail : définition et réalité

Définition du mal-être au travail : « un état psychologique de souffrance ou d’inconfort lié à son activité professionnelle. Il peut se traduire par du stress, de l’ennui, de la démotivation, une perte de sens, voire des troubles physiques ou émotionnels. »

Ce « pas heureux au travail », ce n’est pas juste un « mauvais passage ».

C’est peut-être ton corps qui crie ce que ta tête refuse encore d’entendre : « Ce job ne me nourrit plus ».

Comment repérer que tu es en train de t’éteindre doucement

Ces signaux que tu minimises (et qui te parlent pourtant)

Tu sais, ces trucs que tu ressens mais que tu préfères ignorer ? C’est peut-être temps de les écouter :

blog 065 nouveau départ

Tu te réveilles déjà fatigué

Pas juste un petit coup de mou du lundi matin. Non. Une vraie fatigue, comme si tu n’avais pas rechargé les batteries malgré 8h de sommeil. Tu te lèves avec une sensation de vide. C’est ton corps qui te dit : « Je n’ai pas envie d’y aller, parce que ce n’est pas bon pour moi ».

Tu te sens inutile ou sans impact

Tu fais ton job, oui, mais tu ne vois plus à quoi il sert. Tu coches des cases, tu vas en réunion, tu produis des choses… mais tu ne ressens plus de fierté. Tu n’as plus l’impression de contribuer à quelque chose de plus grand. Résultat : tu doutes de ta valeur.

blog 066 nouveau départ pour nouvelle vie

Tu fantasmes de tout plaquer

C’est devenu ton sport mental préféré : imaginer une vie complètement différente. T’installer dans une tiny house, devenir fleuriste en Bretagne, élever des chèvres dans le Larzac… Ces rêves te font du bien, parce qu’ils te donnent une sensation de liberté que tu ne ressens plus dans ton quotidien. Ce n’est pas un caprice.

blog 058 recharger les batteries

Tu n’as plus envie de te battre

Avant, tu avais de l’énergie. Tu proposais, tu t’impliquais. Aujourd’hui ? Tu hoches la tête. Tu fais ce qu’on te demande, sans plus. Tu évites les conflits, tu restes discret. Tu t’es mis en mode survie. Sauf que ton job est censé être un lieu de vie, pas un champ de mines.

Ce sont des signaux d’alerte.

Et non, ce n’est pas « normal » de se sentir comme ça tout le temps. C’est ton système d’alarme intérieur.

Pas heureux dans ma vie ? Pas forcément une crise existentielle

Tu te dis peut-être que tu devrais te contenter de ce que tu as. Que tu n’as pas le droit de te plaindre. Et pourtant, ce que tu ressens est légitime.

La perte de sens au travail peut contaminer toute ta vie. Tu rentres chez toi vidé. Tu n’as plus d’énergie pour tes proches. Tu t’enfermes dans une spirale silencieuse. Jusqu’à ce que ton corps dise « stop ». N’attends pas d’en arriver là.

Exprimer son mal-être au travail sans passer pour un fragile

À qui tu peux parler (et pourquoi ça change tout)

Tu n’es pas obligé de tout garder pour toi.

Et non, parler de ton mal-être ne fera pas de toi un poids pour les autres. Bien au contraire.

Tu peux :

blog 064 être utile

En parler à ton entourage

(même s’ils ne comprennent pas tout, ils peuvent t’écouter)

blog 060 une erreure

Aller voir un coach professionnel

(coucou je suis là 👋)

blog 058 situation problème

Aborder le sujet avec un psy

(si tu sens que ça déborde trop)

Exprimer, c’est libérer. Et c’est le premier pas vers la clarté.

Parce qu’à force de ruminer seul, tu ne vois plus clair. Tu tournes en boucle. Tu t’épuises.

Tu n’es pas faible, tu es lucide

J’ai accompagné une cliente qui répétait sans cesse : « Je devrais être heureuse, j’ai tout ce que je voulais ». Sauf que tous les matins, elle angoissait dans sa voiture.

On a travaillé ensemble sur ce que voulait vraiment dire « réussir » pour elle.

Aujourd’hui, elle ne gagne pas moins, mais elle vit mieux. Et surtout, elle se sent vivante.

Retrouver du sens, sans tout casser

Les bonnes questions pour te réaligner

Avant de tout envoyer balader, pose-toi. Vraiment. Et ose répondre à ces questions :

  1. Qu’est-ce qui me donne de l’énergie ?
  2. Qu’est-ce que je fais bien sans effort ?
  3. Qu’est-ce que j’envie chez les autres ?
  4. Pour quoi je veux être reconnu ?
  5. Qu’est-ce que je veux fuir à tout prix ?
  6. Et si je ne change rien, je deviens qui dans 5 ans ?

Ces questions piquent, oui. Mais elles réveillent. Elles recentrent. Et surtout, elles t’aident à reprendre le pouvoir.

Le rôle du coaching professionnel

Un coaching professionnel, c’est pas juste une discussion sympa autour d’un café. Ce n’est pas réservé aux cadres sup’ en quête de reconversion glamour.

C’est un vrai espace de travail sur toi, avec une méthode, un cadre, un objectif : te remettre en mouvement.

Identifier ce qui te freine vraiment

Tu penses peut-être que c’est ton job qui est le problème. Mais parfois, c’est plus subtil.

Sortir du flou mental

Quand tu tournes en rond dans ta tête, tout devient confus.

Renouer avec ta puissance personnelle

Le coaching, c’est pas que pour réparer. C’est aussi pour reconnecter avec qui tu es.

Passer à l’action en sécurité

On ne prend pas des décisions importantes en mode panique. Tu n’as pas à tout plaquer du jour au lendemain.

Ce que je t’apporte, ce n’est pas une baguette magique. C’est un miroir, un cadre, un coup de boost. Et parfois, c’est tout ce qu’il faut pour basculer.

Conclusion

Tu n’es pas « difficile ». Tu n’es pas « trop ». Tu es juste en train de prendre conscience de ce dont tu as besoin.

Le mal-être au travail, surtout quand tout semble aller bien, est un signal. Pas un verdict.

Et si tu te reconnais dans cet article, viens m’en parler. On verra ensemble comment t’aider à remettre du sens là où, pour l’instant, il n’y en a plus.

Aimer ce que l’on fait et sentir que cela compte. Quoi de plus enthousiasmant ?

Katharine Graham

Déontologie

Contractualisation

Avant le début de la relation de travail, le coach doit :

  • Mettre le code de déontologie à disposition de son client et expliciter clairement son engagement à le respecter ;
  • Expliquer précisément et vérifier la bonne compréhension par le client et le commanditaire, s’il y a lieu, de la nature et des termes du contrat de coaching, y compris des dispositions financières, logistiques et de confidentialité qu’il contient ;
  • Le coach se fonde sur ses connaissances et son expérience professionnelle pour comprendre les attentes de son client et commanditaire, s’il y a lieu, afin de définir avec eux un programme de travail permettant d’y répondre ;
  • Le coach doit expliquer ouvertement les méthodes qu’il emploie et, si le client et/ou le commanditaire le demandent, fournir des informations complémentaires sur les processus en cause ;
  • Le coach s’assure que la durée du contrat permet d’atteindre les objectifs du client et du commanditaire, s’il y a lieu. Il veille en permanence à favoriser l’indépendance et l’autonomie du client ;
  • Le coach s’assure que les locaux où se déroulent les activités de coaching ou de formation offrent des conditions optimales pour l’apprentissage et la réflexion, conditions qui favorisent l’atteinte des objectifs fixés par contrat ;
  • Le coach veille à faire passer les intérêts de son client en priorité, en s’assurant toutefois que lesdits intérêts ne vont pas à l’encontre de ceux du commanditaire s’il y a lieu.
Intégrité

Le coach communique à tout client, commanditaire et collègue des informations précises et véridiques sur ses qualifications professionnelles, l’association professionnelle à laquelle il appartient, son expérience, sa formation, ses certifications et accréditations.

Lors d’échanges avec des tiers, le coach doit exposer précisément et honnêtement la valeur ajoutée de son travail de coach.

Le coach s’assure qu’aucune publication, support promotionnel ou autre ne contient ou ne suggère des indications erronées ou trompeuses sur ses compétences, qualifications ou accréditations professionnelles. Le coach précise qui sont les personnes à l’origine des activités, idées et outils qu’il utilise et n’en revendique en aucun cas la paternité.

Le coach s’engage à respecter les lois applicables et à ne jamais encourager, faciliter ou cautionner de quelconques activités malhonnêtes, illégales, non professionnelles ou discriminatoires.

Confidentialité

Pendant la relation de travail, le coach garantit le plus strict degré de confidentialité avec tous les clients et
commanditaires, s’il y a lieu, sauf si la loi l’oblige à divulguer certaines informations.

Le coach définit clairement à ses clients et commanditaires, s’il y a lieu, les conditions dans lesquelles la confidentialité pourra être levée (activités illicites ou danger pour eux-mêmes ou des tiers, etc.) et recherche
activement un accord sur ces limites de confidentialité, sauf si la loi l’oblige à divulguer certaines informations.

Le coach sauvegarde, conserve et détruit tous les documents utiles relatifs à son travail avec ses clients, notamment les fichiers et messages électroniques, de façon à garantir la confidentialité, la sûreté et le respect de la vie privée, conformément aux lois et autres dispositions applicables dans son pays en matière de protection des
données et de confidentialité.

Le coach doit expliquer à son client qu’il travaille avec un superviseur et s’assurer que le client est d’accord pour que son cas soit évoqué anonymement à l’occasion de cette supervision. Il doit par ailleurs préciser au client que la relation de supervision est elle-même soumise à des règles strictes de confidentialité.

Si le client est un mineur ou un adulte vulnérable, le coach prend les dispositions utiles avec le commanditaire ou le tuteur pour assurer un degré de confidentialité approprié et conforme à l’intérêt du client, tout en respectant les dispositions légales en vigueur.

Interactions inappropriées

Il est de la responsabilité du coach de définir et de maintenir des limites claires, appropriées et culturellement admissibles en ce qui concerne toute forme d’interactions physiques ou virtuelles avec les clients ou commanditaires.

Le coach s’interdit toute relation sentimentale ou sexuelle avec ses clients ou commanditaires pendant le déroulement d’un contrat. En outre, le coach doit être attentif à la possibilité d’une quelconque intimité sexuelle avec les parties susvisées et prendre les mesures appropriées pour mettre fin à une telle situation ou pour résilier le contrat afin de garantir une relation saine.

Conflits d'intérêts

Le coach s’interdit d’exploiter ses clients et de tirer de quelconques avantages financiers ou autres de leurs
relations. Pour éviter tout conflit d’intérêts, le coach établit une distinction claire entre leurs relations professionnelles et toute autre forme de relations.

Le coach est conscient du risque de conflit d’intérêts de nature commerciale ou affective pouvant découler de la relation de travail et s’engage à régler ces situations de façon rapide et efficace, afin qu’elles ne portent aucun préjudice au client ou au commanditaire.

Le coach doit évaluer l’impact d’une relation de travail donnée sur ses relations avec d’autres clients et évoquer le risque de conflit d’intérêts avec les personnes concernées.

Le coach discute franchement de tout conflit d’intérêts avec son client et, s’il n’est pas possible de le régler efficacement, s’attache à trouver un accord pour mettre fin à la relation.

Fin de la relation professionnelle et responsabilités ultérieures

Le coach respecte le droit d’un client de mettre fin à une relation à tout moment du processus, dans les conditions prévues au contrat de coaching.

Le coach doit inciter le client ou le commanditaire à mettre fin à la relation de coaching, mentorat s’il estime que le client tirerait un meilleur parti du travail avec un autre professionnel d’une autre spécialité.

Le coach doit prendre les dispositions utiles pour que ses clients et leurs dossiers puissent être transférés, au cas où il se trouverait dans l’incapacité d’exercer son activité ou s’il décidait d’y mettre fin. Ce transfert doit se faire avec l’accord exprès de ses clients.

Conduite professionnelle

Le coach doit veiller à préserver la réputation de la profession. Le coach doit faire preuve de respect vis-à-vis de ses confrères coachs, ainsi que vis-à-vis des différentes approches du coaching, du mentorat et de la supervision.

Egalité et diversité

Le coach s’interdit toute forme de discrimination, pour quelque motif que ce soit, et s’attache à renforcer sa propre sensibilité face à de potentiels motifs de discrimination.

Le coach est conscient de la possible existence de biais inconscients et veille à adopter une approche respectueuse et inclusive qui reconnaît et tient compte des spécificités de chacun.

Le coach doit remettre en question, dans un esprit constructif, les comportements perçus comme discriminatoires de tout collègue, collaborateur, fournisseur de services, client ou participant.

Le coach est attentif à sa communication orale, écrite ou non-verbale pour éviter toute forme de discrimination involontaire.

Le coach participe à des activités de développement destinées à renforcer sa propre sensibilité aux questions d’égalité et de diversité.

Infractions au code de déontologie

Le coach est conscient que toute infraction au présent code, donnant lieu à une procédure judiciaire contre lui, peut entraîner la résiliation de son accréditation.

Le coach doit s’opposer à un confrère s’il a une bonne raison de penser que ce dernier agit de façon contraire à la déontologie de la profession. Si la discussion ne permet pas d’aboutir à une solution, il doit en référer à l’organisation professionnelle à laquelle il adhère.

Obligations légales et réglementaires

Le coach est tenu de se conformer aux obligations réglementaires en vigueur dans les pays où il exerce, ainsi qu’aux politiques et procédures définies par les organisations professionnelles et applicables à leurs activités.

Le coach doit souscrire une assurance responsabilité civile professionnelle couvrant ses activités de coaching dans les différents pays où il exerce.

Capacités professionnelles

Le coach possède les qualifications, compétences et expériences nécessaires pour répondre aux besoins des clients et s’engage à ne pas excéder les limites de ses compétences. Le cas échéant, il doit orienter ses clients vers un autre coach plus expérimenté ou aux qualifications mieux adaptées.

L’état de santé du coach doit lui permettre d’exercer ses activités dans de bonnes conditions. À défaut, ou s’il doute de sa capacité à exercer en raison de problèmes de santé, il doit demander conseil ou assistance auprès d’autres professionnels. Si nécessaire ou préférable, le coach doit suggérer au client de mettre fin à la relation de travail et l’orienter vers un autre coach.

Supervision permanente

Le coach établit une relation avec un superviseur qualifié ou un groupe de pairs, à une fréquence adaptée à sa pratique du coaching et conforme aux exigences de son organisation professionnelle et à son niveau d’accréditation.

Le coach veille à ce qu’aucun autre type de relation avec son superviseur ne risque de nuire à la qualité de la relation de supervision.

Le coach doit discuter de tout problème éthique réel ou potentiel ainsi que de toute infraction au présent code avec son superviseur ou groupe de pairs pour obtenir soutien et conseils.

Développement professionnel continu

Le coach élargit ses compétences de coach en suivant des formations et/ou actions de développement professionnel continu adaptées à sa situation.

Le coach apporte une contribution à la communauté professionnelle, en fonction de son degré d’expertise. Cette contribution peut prendre diverses formes, par exemple une assistance informelle à d’autres membres actifs, une contribution au développement de la profession, la réalisation d’études, des publications, etc.

Le coach évalue systématiquement la qualité de sa pratique, par exemple au travers du feedback de ses clients, de son superviseur et d’autres interlocuteurs pertinents.