Témoignage : le side-project qui a tout changé

Dans cet article, découvre comment un side-project est devenu le catalyseur d’un changement de vie, apportant un nouvel épanouissement professionnel et personnel à Thomas. D’un Data Analyst à pompier volontaire, comment un changement inattendu a apporté satisfaction et sens à sa carrière.

Quel est ton parcours ?

J’ai toujours été engagé. Dès le lycée.

Quand j’ai eu mon bac, j’avais un projet : école d’ingé. J’y suis resté que deux semaines.

J’ai pris un poste de Caissier dans une grande enseigne de bricolage et je me suis engagé auprès de la Croix-Rouge en parallèle. J’y ai rencontré des psychologues et ça m’a donné envie de me tourner vers ce domaine.

Je me suis inscrit en fac de psycho l’année suivante. J’ai adoré mes études. Aujourd’hui j’ai un diplôme de psychologue, et je me suis orienté vers la recherche. J’ai travaillé quatre ans dans la recherche, et c’était vraiment cool, grâce à l’objet d’étude sur lequel j’étais. C’était vraiment génial. Je n’avais pas l’impression de travailler.

Quel métier exerces-tu aujourd’hui ? Comment ça s’est passé au début ?

Mais c’était très compliqué de pérenniser ce type d’emploi. J’ai donc fait un MBA pour compléter mon cursus sur de la data. Et j’ai ensuite intégré une petite société en tant que Data Analyst.

C’est vrai qu’une fois que j’ai quitté le monde de la recherche, j’ai eu une petite frustration. OK, j’étais bien payé mais j’ai commencé à subir mon poste. Et c’est quelque chose que je ne connaissais pas. Même en tant que Caissier je n’avais pas l’impression de subir mon travail.

Mais dès que j’ai intégré la vie active en tant que Data Analyst j’ai senti qu’il me manquait un truc.

On peut imaginer que travailler en tant que caissier, ce n’est pas vraiment l’éclate. Pourtant tu sembles dire que c’était mieux qu’aujourd’hui ?

Parce que le week-end, il n’y a que des étudiants. Des extras qui avaient un rapport au travail totalement différent.

blog 039 caissier min

Les gens de la semaine subissaient le travail. Les gens du week-end ne le subissent pas du tout. Car ce travail n’était pas un objectif en soi.

Il y avait une effervescence qui faisait que les gens venaient avec le sourire. Ils étaient tous de bonne humeur.

Qu’est-ce qui ne te convient pas dans ton job aujourd’hui ?

Je me suis longtemps posé la question.

Je ne pense pas avoir trouvé la réponse. Mais une des clefs c’est peut-être la responsabilité. On n’a pas la même responsabilité. Dans tout ce qu’on me demandait, parfois je ne savais pas faire, donc ça générait du stress. Et puis parfois je tournais en rond.

Donc oui. Je pense que ce n’est pas la même responsabilité, ce qui fait que j’ai commencé à subir. En plus, je n’avais pas l’impression de d’apporter vraiment une plus-value.

Et puis souvent, les patrons de petites structures, c’est un peu leur bébé. Donc ils mettent rapidement des émotions. Ils peuvent avoir des comportements qui ne seraient pas forcément tolérables dans des grosses boîtes.

Depuis quand est-ce que tu t’es dit « et si je faisais quelque chose d’autre à côté ? » ? Comment est-ce que ça t’est venu ?

Je trouve que c’est très compliqué de trouver du sens dans son boulot. Très compliqué. Je connais des personnes qui y arrivent, mais j’en connais aussi beaucoup qui n’en trouvent pas. Ou alors il faut prendre des risques et renoncer à une certaine rémunération. Parce qu’en France, les métiers à vocation ne sont clairement pas les mieux payés.

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Et je pense que dans notre société, ou le travail prend beaucoup de place, avec de la souffrance travail, il nous faut un autre job. Il nous faut une deuxième activité un peu plus légère, qui crée des liens, une espèce de soupape où tu peux respirer.

Je pensais même à des choses type chauffeur Uber ou serveur dans un bar. Des choses avec moins de responsabilité.

Quel a été le déclic, l’élément déclenchant, qui t’a amené à rentrer chez les pompiers ?

Je suis plutôt bien en termes de salaire mais je me rendais compte que je m’égarais complètement en termes de d’épanouissement. Intellectuellement et physiquement. Et ça se ressentais dans les différents domaines de ma vie. Même si je m’y retrouve financièrement, je ne m’y retrouve pas sur toutes les dimensions.

Ce qui manque dans mon boulot aujourd’hui c’est notamment le travail en équipe. Je rencontre des gens, je parle avec les métiers, ce n’est pas le souci. Mais ce n’est pas un travail d’équipe, et c’est une chose qui m’a beaucoup manqué.

Les pompiers j’y pensais déjà quand j’étais à la Croix-Rouge mais je ne prenais pas le temps. Et puis en psycho je travaillais aussi à côté.

J’ai saisi l’occasion d’avoir été au chômage pour me former, et pouvoir les intégrer.

Qu’est-ce que ça t’apporte que tu n’avais pas ailleurs ?

J’avais besoin d’activités qui me qui me donnent du sens en fait, qui me donnent une certaine utilité.

Dans la société, moi, en tant que Consultant Data, je n’ai pas ce sentiment d’être utile. Certes je suis bien payé, mais je n’ai pas ce sentiment d’utilité et c’est quelque chose qui est très important pour moi.

blog 039 pompiers min

Et puis c’est une autre culture. J’ai l’impression de voyager. Je travaille avec des gens qui sont totalement différents de moi. Avec des interactions totalement différentes, et ça me pousse à me dépasser. Un dépassement de soi, physique et mental, une sorte de rigueur, de discipline.

Comment est-ce que tu es passé de « je travaille à plein temps et je fais ça à côté 2 fois par mois » à « je pérennise l’activité et j’augmente la fréquence » ?

En fait, j’ai eu l’envie de le faire très tôt mais je n’osais pas demander. Je me suis posé plusieurs fois la question.

En entrant dans ma société actuelle je m’étais dit dès le début que si je demandais un temps partiel je serais clairement « mort ». Ce n’est pas très bien vu, surtout dans le monde du consulting. Donc il fallait que je fasse mes preuves un petit peu.

Et la deuxième chose c’est que même si je ne suis pas carriériste, je n’avais pas envie d’être bloqué en termes de progression salariale et en termes de grade.

Mais jusque-là j’étais pompier le weekend, avec des gardes de 12 à 24h, qui cassent la journée et le weekend. C’était pesant. Et au bout d’un moment je me suis dit que je voulais faire ça plus souvent mais sans casser encore plus mes weekends, donc j’ai demandé un temps partiel. Et ça s’est mis en place depuis quelques mois.

En faisant ça deux fois par mois, j’avais l’impression que c’était un hobby. Et je me suis dit que non, j’avais envie de faire ça de manière pérenne une fois par semaine, comme si c’était un job et pas comme un hobby ou un loisir.

Quelles sont les principales difficultés que tu as rencontrées durant ce parcours ?

J’ai eu une appréhension par rapport à mon manager. Mais il m’a dit « oui ». Même si ça le gêne parce que lui, ça lui fait moins de sous. Mais il a été plutôt positif. Finalement, ça s’est bien passé.

Le seul truc, c’est que je me dis que demain, pour changer de poste, c’est plus compliqué pour moi. Je ne pourrai pas changer facilement, vu que de mon côté, je me suis engagé envers les pompiers à être là une fois par semaine.

Quels sont tes objectifs pour les mois ou les années à venir ?

Je voudrais bien continuer à plus m’investir chez les pompiers. Faire des formations. J’adore apprendre. Je passe mon temps à apprendre.

Donc continuer à apprendre, que ce soit de chez les pompiers ou même dans la data aussi.

blog 039 formation min

Quels conseils est-ce que tu donnerais à quelqu’un qui voudrait suivre un parcours similaire ? De faire quelque chose à côté du métier qui lui permet de se nourrir ?

Je crois que ma frustration au boulot venait de vouloir y chercher du sens. Une fois que tu as compris que ce n’est pas possible, c’est plus simple.

C’est un peu pessimiste comme point de vue mais je me suis dit que je ne trouverai jamais ce sens au travail. Et une fois que tu as accepté ça, c’est plus simple. Parce que tu as moins d’attentes, et tu sais pourquoi tu es là. Moi je suis là pour l’argent, c’est ça qui me fait vivre. Et une fois que tu as accepté ça, c’est plus simple.

Si tu veux du sens tu peux le trouver ailleurs.

Es-tu satisfait de ta situation ?

Oui, complètement !

Si c’était à refaire, le chemin par lequel tu es passé, est-ce que tu referais pareil ?

Je l’aurais fait plus tôt. Et je regrette de pas l’avoir fait plus tôt.

Là j’arrive chez les pompiers, je suis un peu plus âgé que les autres. Et ceux qui arrivent sont beaucoup plus jeunes que moi.

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Est-ce que tu veux ajouter quelque chose ?

Le side-project je pense que c’est vraiment un bon concept. Je pense que qu’il faut pousser l’idée aux gens.

Et pour finir, si tu devais résumer ta vie avec tes deux jobs aujourd’hui en une phrase, comment tu dirais ?

Avant, je me sentais plutôt inutile. Mais là je me sens utile !

Le plus grand courage, c’est de comprendre ses propres rêves et de vivre en accord avec eux.

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Déontologie

Contractualisation

Avant le début de la relation de travail, le coach doit :

  • Mettre le code de déontologie à disposition de son client et expliciter clairement son engagement à le respecter ;
  • Expliquer précisément et vérifier la bonne compréhension par le client et le commanditaire, s’il y a lieu, de la nature et des termes du contrat de coaching, y compris des dispositions financières, logistiques et de confidentialité qu’il contient ;
  • Le coach se fonde sur ses connaissances et son expérience professionnelle pour comprendre les attentes de son client et commanditaire, s’il y a lieu, afin de définir avec eux un programme de travail permettant d’y répondre ;
  • Le coach doit expliquer ouvertement les méthodes qu’il emploie et, si le client et/ou le commanditaire le demandent, fournir des informations complémentaires sur les processus en cause ;
  • Le coach s’assure que la durée du contrat permet d’atteindre les objectifs du client et du commanditaire, s’il y a lieu. Il veille en permanence à favoriser l’indépendance et l’autonomie du client ;
  • Le coach s’assure que les locaux où se déroulent les activités de coaching ou de formation offrent des conditions optimales pour l’apprentissage et la réflexion, conditions qui favorisent l’atteinte des objectifs fixés par contrat ;
  • Le coach veille à faire passer les intérêts de son client en priorité, en s’assurant toutefois que lesdits intérêts ne vont pas à l’encontre de ceux du commanditaire s’il y a lieu.
Intégrité

Le coach communique à tout client, commanditaire et collègue des informations précises et véridiques sur ses qualifications professionnelles, l’association professionnelle à laquelle il appartient, son expérience, sa formation, ses certifications et accréditations.

Lors d’échanges avec des tiers, le coach doit exposer précisément et honnêtement la valeur ajoutée de son travail de coach.

Le coach s’assure qu’aucune publication, support promotionnel ou autre ne contient ou ne suggère des indications erronées ou trompeuses sur ses compétences, qualifications ou accréditations professionnelles. Le coach précise qui sont les personnes à l’origine des activités, idées et outils qu’il utilise et n’en revendique en aucun cas la paternité.

Le coach s’engage à respecter les lois applicables et à ne jamais encourager, faciliter ou cautionner de quelconques activités malhonnêtes, illégales, non professionnelles ou discriminatoires.

Confidentialité

Pendant la relation de travail, le coach garantit le plus strict degré de confidentialité avec tous les clients et
commanditaires, s’il y a lieu, sauf si la loi l’oblige à divulguer certaines informations.

Le coach définit clairement à ses clients et commanditaires, s’il y a lieu, les conditions dans lesquelles la confidentialité pourra être levée (activités illicites ou danger pour eux-mêmes ou des tiers, etc.) et recherche
activement un accord sur ces limites de confidentialité, sauf si la loi l’oblige à divulguer certaines informations.

Le coach sauvegarde, conserve et détruit tous les documents utiles relatifs à son travail avec ses clients, notamment les fichiers et messages électroniques, de façon à garantir la confidentialité, la sûreté et le respect de la vie privée, conformément aux lois et autres dispositions applicables dans son pays en matière de protection des
données et de confidentialité.

Le coach doit expliquer à son client qu’il travaille avec un superviseur et s’assurer que le client est d’accord pour que son cas soit évoqué anonymement à l’occasion de cette supervision. Il doit par ailleurs préciser au client que la relation de supervision est elle-même soumise à des règles strictes de confidentialité.

Si le client est un mineur ou un adulte vulnérable, le coach prend les dispositions utiles avec le commanditaire ou le tuteur pour assurer un degré de confidentialité approprié et conforme à l’intérêt du client, tout en respectant les dispositions légales en vigueur.

Interactions inappropriées

Il est de la responsabilité du coach de définir et de maintenir des limites claires, appropriées et culturellement admissibles en ce qui concerne toute forme d’interactions physiques ou virtuelles avec les clients ou commanditaires.

Le coach s’interdit toute relation sentimentale ou sexuelle avec ses clients ou commanditaires pendant le déroulement d’un contrat. En outre, le coach doit être attentif à la possibilité d’une quelconque intimité sexuelle avec les parties susvisées et prendre les mesures appropriées pour mettre fin à une telle situation ou pour résilier le contrat afin de garantir une relation saine.

Conflits d'intérêts

Le coach s’interdit d’exploiter ses clients et de tirer de quelconques avantages financiers ou autres de leurs
relations. Pour éviter tout conflit d’intérêts, le coach établit une distinction claire entre leurs relations professionnelles et toute autre forme de relations.

Le coach est conscient du risque de conflit d’intérêts de nature commerciale ou affective pouvant découler de la relation de travail et s’engage à régler ces situations de façon rapide et efficace, afin qu’elles ne portent aucun préjudice au client ou au commanditaire.

Le coach doit évaluer l’impact d’une relation de travail donnée sur ses relations avec d’autres clients et évoquer le risque de conflit d’intérêts avec les personnes concernées.

Le coach discute franchement de tout conflit d’intérêts avec son client et, s’il n’est pas possible de le régler efficacement, s’attache à trouver un accord pour mettre fin à la relation.

Fin de la relation professionnelle et responsabilités ultérieures

Le coach respecte le droit d’un client de mettre fin à une relation à tout moment du processus, dans les conditions prévues au contrat de coaching.

Le coach doit inciter le client ou le commanditaire à mettre fin à la relation de coaching, mentorat s’il estime que le client tirerait un meilleur parti du travail avec un autre professionnel d’une autre spécialité.

Le coach doit prendre les dispositions utiles pour que ses clients et leurs dossiers puissent être transférés, au cas où il se trouverait dans l’incapacité d’exercer son activité ou s’il décidait d’y mettre fin. Ce transfert doit se faire avec l’accord exprès de ses clients.

Conduite professionnelle

Le coach doit veiller à préserver la réputation de la profession. Le coach doit faire preuve de respect vis-à-vis de ses confrères coachs, ainsi que vis-à-vis des différentes approches du coaching, du mentorat et de la supervision.

Egalité et diversité

Le coach s’interdit toute forme de discrimination, pour quelque motif que ce soit, et s’attache à renforcer sa propre sensibilité face à de potentiels motifs de discrimination.

Le coach est conscient de la possible existence de biais inconscients et veille à adopter une approche respectueuse et inclusive qui reconnaît et tient compte des spécificités de chacun.

Le coach doit remettre en question, dans un esprit constructif, les comportements perçus comme discriminatoires de tout collègue, collaborateur, fournisseur de services, client ou participant.

Le coach est attentif à sa communication orale, écrite ou non-verbale pour éviter toute forme de discrimination involontaire.

Le coach participe à des activités de développement destinées à renforcer sa propre sensibilité aux questions d’égalité et de diversité.

Infractions au code de déontologie

Le coach est conscient que toute infraction au présent code, donnant lieu à une procédure judiciaire contre lui, peut entraîner la résiliation de son accréditation.

Le coach doit s’opposer à un confrère s’il a une bonne raison de penser que ce dernier agit de façon contraire à la déontologie de la profession. Si la discussion ne permet pas d’aboutir à une solution, il doit en référer à l’organisation professionnelle à laquelle il adhère.

Obligations légales et réglementaires

Le coach est tenu de se conformer aux obligations réglementaires en vigueur dans les pays où il exerce, ainsi qu’aux politiques et procédures définies par les organisations professionnelles et applicables à leurs activités.

Le coach doit souscrire une assurance responsabilité civile professionnelle couvrant ses activités de coaching dans les différents pays où il exerce.

Capacités professionnelles

Le coach possède les qualifications, compétences et expériences nécessaires pour répondre aux besoins des clients et s’engage à ne pas excéder les limites de ses compétences. Le cas échéant, il doit orienter ses clients vers un autre coach plus expérimenté ou aux qualifications mieux adaptées.

L’état de santé du coach doit lui permettre d’exercer ses activités dans de bonnes conditions. À défaut, ou s’il doute de sa capacité à exercer en raison de problèmes de santé, il doit demander conseil ou assistance auprès d’autres professionnels. Si nécessaire ou préférable, le coach doit suggérer au client de mettre fin à la relation de travail et l’orienter vers un autre coach.

Supervision permanente

Le coach établit une relation avec un superviseur qualifié ou un groupe de pairs, à une fréquence adaptée à sa pratique du coaching et conforme aux exigences de son organisation professionnelle et à son niveau d’accréditation.

Le coach veille à ce qu’aucun autre type de relation avec son superviseur ne risque de nuire à la qualité de la relation de supervision.

Le coach doit discuter de tout problème éthique réel ou potentiel ainsi que de toute infraction au présent code avec son superviseur ou groupe de pairs pour obtenir soutien et conseils.

Développement professionnel continu

Le coach élargit ses compétences de coach en suivant des formations et/ou actions de développement professionnel continu adaptées à sa situation.

Le coach apporte une contribution à la communauté professionnelle, en fonction de son degré d’expertise. Cette contribution peut prendre diverses formes, par exemple une assistance informelle à d’autres membres actifs, une contribution au développement de la profession, la réalisation d’études, des publications, etc.

Le coach évalue systématiquement la qualité de sa pratique, par exemple au travers du feedback de ses clients, de son superviseur et d’autres interlocuteurs pertinents.