En coaching, le principe de responsabilité est fondamental dans la démarche partenariale qui lie le coach à son coaché.
Mais cette notion est tout autant essentielle dans n’importe quelle relation car la responsabilité pose les règles du jeu de la relation : être acteur de la relation ou bien la subir.
La notion de « responsabilité »
Définition
Le dictionnaire nous indique que la responsabilité est l’ « obligation ou nécessité morale de répondre et de se porter garant de ses actions ou de celles des autres ».
Un certain équilibre
Dans une relation, chaque personne a la même part de responsabilité dans le maintien ou non d’un certain équilibre de cette relation. Cet équilibre doit absolument être respecté pour que chacun puisse s’épanouir au mieux.
Deux personnes qui se respectent de manière mutuelle, ça c’est une relation saine.
Par conséquent, une relation devient déséquilibrée lorsque l’un des acteurs de la relation prend le dessus sur l’autre, ou se laisse envahir par l’autre.
Ce déséquilibre conduit à de la frustration, génère de la colère et de la tristesse, et peut provoquer en bout de course la rupture de la relation.
Envie d’en discuter ?
Alors fixe ton rendez-vous gratuit !
Notre responsabilité mise à rude épreuve
Les niveaux de responsabilité
Dans nos interactions nous avons 3 niveaux de responsabilité :
- Nous sommes d’abord responsables de ce que nous adressons à l’autre : avec l’ensemble de notre langage, nos mots, nos attitudes…
- Nous sommes également responsables de la manière dont nous recevons ce que l’autre nous envoie : nous avons le choix de recevoir tel ou tel message de telle ou telle manière, en présupposant d’une certaine intention de la part de l’autre.
- Nous sommes enfin responsables de ce que nous faisons de ce que l’autre nous envoie : nous pouvons décider de prendre ce qui est bon pour nous et de laisser ce qui ne l’est pas.
C’est Jacques Salomé, psychosociologue français, qui nous dit « Je suis le premier responsable de ma vie et du résultat que j’obtiens pour la part qui m’incombe ».
Responsabilité : ce que nous ressentons
Il est de notre ressort de faire la part des choses entre ce que nous vivons, ce que cela génère chez nous comme émotion et ce que nous décidons d’en faire.
Il est de notre ressort de nous poser la question de ce qui a été heurté chez nous lorsque nous réagissons mal aux agissements de l’autre.
Assumer notre part de responsabilité lorsque nous sommes blessés c’est donc ne pas se demander ce que TU, ce qu’IL ou ELLE a fait de mal.
Ce qu’il faut se demander c’est « Pourquoi JE suis blessé ? Quelle est la valeur que JE ne respecte pas ? Quel est le besoin que JE n’ai pas comblé ? ».
Le syndrome de la « boule de cristal »
Assumer sa part de responsabilité c’est aussi dire non au syndrome de la « boule de cristal ».
Ce syndrome consiste en une chose très simple : laisser l’autre deviner ce que nous avons dans la tête :
- « Il ne comprend jamais rien à ce que je veux »
- « C’est tellement évident, je ne comprends pas que tu n’y aies pas pensé »
- « S’il m’aimait vraiment il saurait de quoi j’ai vraiment envie »
Ou bien lui prêter des intentions sans en avoir de preuve :
- « Si je dis ça il va mal le prendre »
- « Si je lui dis non il va me laisser tomber »
- « Je n’ai pas osé t’appeler parce que j’avais peur de te déranger »
Inscris-toi à la newsletter pour ne manquer aucune actualité
La « pensée magique »
Assumer sa part de responsabilité c’est aussi refuser le principe de la « pensée magique ».
Un principe simple qui consiste à croire que nos attentes, notre seule pensée, sont capables de modeler, de transformer la réalité.
Cette stratégie d’évitement est générée le plus souvent par des peurs. Peur d’être déçu, peur du changement, peur de l’échec, peur du refus…
La « pensée magique » déresponsabilise en alimentant l’idée que la solution ne peut venir que des autres et que nous n’avons rien d’autre à faire que d’attendre que ça arrive.
Quelles solutions pour nourrir notre responsabilité
La question est donc de savoir comment nous pouvons nourrir cette responsabilité.
Nous pouvons oser poser nos limites aidantes aux autres pour éviter de se sentir envahi et refuser d’être défini par une autre personne que nous-mêmes.
Nous pouvons dire les choses avec honnêteté et sans ambiguïté, en prenant soin de nos valeurs, de nos besoins, en nous appuyant sur nos talents.
Nous pouvons accepter que l’autre n’a pas élu domicile dans notre tête et ainsi arrêter de nous attendre à ce que l’autre devine nos besoins, nos désirs, nos souhaits.
Nous pouvons inviter l’autre à s’exprimer également, de la même manière, afin d’équilibrer la relation.
Conclusion
Finalement, être responsable, c’est décider de ne plus subir. C’est avoir des réactions et des réponses en cohérence avec qui nous sommes.
C’est accepter que nous sommes les seuls responsables de la situation que nous vivons.