Ces 8 étapes que nous vivons face au changement

Si tu penses que la notion de changement est un peu poussiéreuse tu as bien raison ! Car elle existe depuis bien plus longtemps que tu ne dois l’imaginer (dis-moi si je me trompe). En effet, Parménide et Héraclite la théorisaient déjà dans la Grèce antique, aux alentours du 5e siècle avant JC !

La première question qui, j’imagine, doit te sauter aux lèvres est donc « Qu’est-ce que le changement ? ».

Pour le savoir, lis l’article. La réponse tout de suite !

Les 8 étapes du changement

Qu’est-ce que le changement ?

Définition du changement

Le Larousse définit le changement comme étant « l’action, le fait de changer, de modifier quelque chose, de passer d’un état à un autre ».

Frédéric Charles, définit le changement comme « tout passage d’un état à un autre, observable et observé dans l’environnement et qui a la caractéristique d’être relativement stable ».

Lorsque nous observons notre environnement, nous constatons que le changement est partout et permanent. On pourrait donc citer de nombreux exemples, à commencer par nous-mêmes (au cas où tu n’aurais pas remarqué que nous vieillissons) !

Mais c’est aussi le cas de la nature (avec les saisons par exemple), de la société (avec des nouvelles lois par exemple), de nos représentations (comme des modifications de normes) et tant d’autres changements… que la liste serait très très… très… très longue !

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Quelles sont les causes du changement ?

Il existe deux types de changement : le changement voulu et le changement subi.

Le changement subi

On parle de changement subi dans le cas d’un changement qui vient de l’extérieur auquel la personne n’est pas préparée. L’événement déclenchant peut être d’ordre personnel ou professionnel.

Ce changement passe forcément par une étape de deuil avant de pouvoir déboucher sur un travail de construction de l’avenir.

C’est le rôle du coach d’accompagner ces personnes dans ce type de travail.

Le changement voulu

A contrario, un changement voulu vient de la demande explicite d’une personne de faire évoluer, d’apporter des modifications dans sa vie, aussi bien personnelle que professionnelle.

Dans ce cas, la personne est volontaire dans sa démarche, elle a conscience qu’en provoquant ce changement, sa vie sera modifiée de telle manière qu’elle sera plus en phase avec elle-même.

Definition du changement

Quels effets le changement a-t-il sur nous ?

Le changement, pourquoi fait-il peur ?

Le changement correspond quelque part à un saut vers l’inconnu. On sait ce que l’on a avant et que l’on va perdre et on ne sait absolument pas ce que l’on aura après. Forcément ça ne fait pas très envie !

La résistance au changement

Nous réagissons toutes et tous différemment face au changement. Nos comportements sont donc différents également d’une personne à une autre, et ce même face au même changement.

Cette résistance est due au fait que face au changement, ce que nous cherchons toutes et tous c’est de maintenir un certain équilibre pour nous rassurer. Et c’est normal ! Nous avons toutes et tous envie de rester dans notre « zone de confort » car cela nous rassure. Nous en connaissons le système, nous savons quelles en sont les composantes, comment le tout fonctionne…

Pour avancer, il faut donc lever ces résistances, pour aller plus loin et/ou avancer dans les différentes phases de changement.

Le deuil face au changement

Puisque lors d’un changement nous quittons une situation connue, pour une situation encore inconnue, celui-ci implique une phase de deuil.

Elle est composée de 2 phases et 8 étapes.

La courbe du deuil

Les deux phases du deuil : descendantes et ascendantes

La phase descendante

Elle explique et détermine les résistances, où chacun est tourné vers le passé, dans une recherche de situation connue et rassurante. L’attitude de la personne qui vit le changement est fortement négative.

La phase ascendante

Avec cette phase le comportement de la personne a changé, elle a accepté le changement (ou est en train) et elle est désormais clairement tournée vers le futur.

Les 8 étapes du changement (la courbe de deuil d’Elisabeth Kubler Ross)

Etape du changement n°1 : le choc (ou perte)

C’est le point de départ du changement. C’est ce qui constitue un choc, une perte, causé par le changement en question.

Etape du changement n°2 : le déni

L’étape de déni correspond à un refus de la part de la personne qui vit le changement de voir la réalité en face. Elle peut penser que tout finira par s’arranger dans le futur si elle n’agit pas et qu’elle « attend que ça passe ».

La personne qui vit le changement est alors en totale résistance face à celui-ci. Loin d’être stupide, c’est un réflexe qui vise à se protéger pour échapper à la peur notamment.

Etape du changement n°3 : la colère

Lors de cette étape c’est le stress qui s’exprime face à une situation où nous ne savons pas comment faire pour nous en sortir.

On rejette ce stress sur soi-même ou sur les autres pour l’évacuer. On ressent une forte injustice. On recherche un responsable à la situation.

Etape du changement n°4 : la tristesse (ou dépression)

C’est une étape qui agit comme un « déclic ».

La personne prend conscience de ce qu’elle a perdu et commence à accepter l’idée du changement.

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Etape du changement n°5 : le marchandage

Lors de cette période, la personne qui vit le changement cherche à en atténuer les effets.

Consciente de l’impossibilité de modifier la situation, elle cherche tout de même à conserver ce qu’elle peut de l’ancien modèle dans lequel elle était.

Etape du changement n°6 : l’acceptation

La personne reprend les commandes de la situation. Elle n’est plus enfermée dans le deuil. Elle est de plus en plus à même d’accepter les conséquences du changement.

Elle va de l’avant.

Etape du changement n°7 : la reconstruction

La personne est désormais en capacité de mettre toute son énergie dans le nouveau système dans lequel elle évolue.

Elle se libère de sa culpabilité, et pardonne également à ceux qui ont causé la perte de départ (étape 1).

Etape du changement n°8 : la sérénité

Le changement est alors entièrement accepté.

La personne regarde vers l’avenir de manière sereine. Elle retrouve de l’enthousiasme et refait des plans dans le futur.

Quel lien entre coaching et changement ?

Les personnes qui font appel à un ou une coach sont souvent des personnes qui vivent un changement. Qu’elles en soient conscientes ou non.

D’autre part, le coaching suppose lui-même un changement à venir, de par la demande du coaché et donc du travail effectué.

Courbe du deuil

Une fois cela intégré, tu te dis peut-être que si le changement est partout, tout le temps, il faut finalement apprendre à vivre avec ?

C’est justement le rôle du coach, accompagner ses coachés pour aller vers un mode de « changement continu » pour construire chaque jour leur avenir.

Coaching, coach et coaché sont donc intimement liés au changement.

Il n’existe rien de constant si ce n’est le changement.

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Déontologie

Contractualisation

Avant le début de la relation de travail, le coach doit :

  • Mettre le code de déontologie à disposition de son client et expliciter clairement son engagement à le respecter ;
  • Expliquer précisément et vérifier la bonne compréhension par le client et le commanditaire, s’il y a lieu, de la nature et des termes du contrat de coaching, y compris des dispositions financières, logistiques et de confidentialité qu’il contient ;
  • Le coach se fonde sur ses connaissances et son expérience professionnelle pour comprendre les attentes de son client et commanditaire, s’il y a lieu, afin de définir avec eux un programme de travail permettant d’y répondre ;
  • Le coach doit expliquer ouvertement les méthodes qu’il emploie et, si le client et/ou le commanditaire le demandent, fournir des informations complémentaires sur les processus en cause ;
  • Le coach s’assure que la durée du contrat permet d’atteindre les objectifs du client et du commanditaire, s’il y a lieu. Il veille en permanence à favoriser l’indépendance et l’autonomie du client ;
  • Le coach s’assure que les locaux où se déroulent les activités de coaching ou de formation offrent des conditions optimales pour l’apprentissage et la réflexion, conditions qui favorisent l’atteinte des objectifs fixés par contrat ;
  • Le coach veille à faire passer les intérêts de son client en priorité, en s’assurant toutefois que lesdits intérêts ne vont pas à l’encontre de ceux du commanditaire s’il y a lieu.
Intégrité

Le coach communique à tout client, commanditaire et collègue des informations précises et véridiques sur ses qualifications professionnelles, l’association professionnelle à laquelle il appartient, son expérience, sa formation, ses certifications et accréditations.

Lors d’échanges avec des tiers, le coach doit exposer précisément et honnêtement la valeur ajoutée de son travail de coach.

Le coach s’assure qu’aucune publication, support promotionnel ou autre ne contient ou ne suggère des indications erronées ou trompeuses sur ses compétences, qualifications ou accréditations professionnelles. Le coach précise qui sont les personnes à l’origine des activités, idées et outils qu’il utilise et n’en revendique en aucun cas la paternité.

Le coach s’engage à respecter les lois applicables et à ne jamais encourager, faciliter ou cautionner de quelconques activités malhonnêtes, illégales, non professionnelles ou discriminatoires.

Confidentialité

Pendant la relation de travail, le coach garantit le plus strict degré de confidentialité avec tous les clients et
commanditaires, s’il y a lieu, sauf si la loi l’oblige à divulguer certaines informations.

Le coach définit clairement à ses clients et commanditaires, s’il y a lieu, les conditions dans lesquelles la confidentialité pourra être levée (activités illicites ou danger pour eux-mêmes ou des tiers, etc.) et recherche
activement un accord sur ces limites de confidentialité, sauf si la loi l’oblige à divulguer certaines informations.

Le coach sauvegarde, conserve et détruit tous les documents utiles relatifs à son travail avec ses clients, notamment les fichiers et messages électroniques, de façon à garantir la confidentialité, la sûreté et le respect de la vie privée, conformément aux lois et autres dispositions applicables dans son pays en matière de protection des
données et de confidentialité.

Le coach doit expliquer à son client qu’il travaille avec un superviseur et s’assurer que le client est d’accord pour que son cas soit évoqué anonymement à l’occasion de cette supervision. Il doit par ailleurs préciser au client que la relation de supervision est elle-même soumise à des règles strictes de confidentialité.

Si le client est un mineur ou un adulte vulnérable, le coach prend les dispositions utiles avec le commanditaire ou le tuteur pour assurer un degré de confidentialité approprié et conforme à l’intérêt du client, tout en respectant les dispositions légales en vigueur.

Interactions inappropriées

Il est de la responsabilité du coach de définir et de maintenir des limites claires, appropriées et culturellement admissibles en ce qui concerne toute forme d’interactions physiques ou virtuelles avec les clients ou commanditaires.

Le coach s’interdit toute relation sentimentale ou sexuelle avec ses clients ou commanditaires pendant le déroulement d’un contrat. En outre, le coach doit être attentif à la possibilité d’une quelconque intimité sexuelle avec les parties susvisées et prendre les mesures appropriées pour mettre fin à une telle situation ou pour résilier le contrat afin de garantir une relation saine.

Conflits d'intérêts

Le coach s’interdit d’exploiter ses clients et de tirer de quelconques avantages financiers ou autres de leurs
relations. Pour éviter tout conflit d’intérêts, le coach établit une distinction claire entre leurs relations professionnelles et toute autre forme de relations.

Le coach est conscient du risque de conflit d’intérêts de nature commerciale ou affective pouvant découler de la relation de travail et s’engage à régler ces situations de façon rapide et efficace, afin qu’elles ne portent aucun préjudice au client ou au commanditaire.

Le coach doit évaluer l’impact d’une relation de travail donnée sur ses relations avec d’autres clients et évoquer le risque de conflit d’intérêts avec les personnes concernées.

Le coach discute franchement de tout conflit d’intérêts avec son client et, s’il n’est pas possible de le régler efficacement, s’attache à trouver un accord pour mettre fin à la relation.

Fin de la relation professionnelle et responsabilités ultérieures

Le coach respecte le droit d’un client de mettre fin à une relation à tout moment du processus, dans les conditions prévues au contrat de coaching.

Le coach doit inciter le client ou le commanditaire à mettre fin à la relation de coaching, mentorat s’il estime que le client tirerait un meilleur parti du travail avec un autre professionnel d’une autre spécialité.

Le coach doit prendre les dispositions utiles pour que ses clients et leurs dossiers puissent être transférés, au cas où il se trouverait dans l’incapacité d’exercer son activité ou s’il décidait d’y mettre fin. Ce transfert doit se faire avec l’accord exprès de ses clients.

Conduite professionnelle

Le coach doit veiller à préserver la réputation de la profession. Le coach doit faire preuve de respect vis-à-vis de ses confrères coachs, ainsi que vis-à-vis des différentes approches du coaching, du mentorat et de la supervision.

Egalité et diversité

Le coach s’interdit toute forme de discrimination, pour quelque motif que ce soit, et s’attache à renforcer sa propre sensibilité face à de potentiels motifs de discrimination.

Le coach est conscient de la possible existence de biais inconscients et veille à adopter une approche respectueuse et inclusive qui reconnaît et tient compte des spécificités de chacun.

Le coach doit remettre en question, dans un esprit constructif, les comportements perçus comme discriminatoires de tout collègue, collaborateur, fournisseur de services, client ou participant.

Le coach est attentif à sa communication orale, écrite ou non-verbale pour éviter toute forme de discrimination involontaire.

Le coach participe à des activités de développement destinées à renforcer sa propre sensibilité aux questions d’égalité et de diversité.

Infractions au code de déontologie

Le coach est conscient que toute infraction au présent code, donnant lieu à une procédure judiciaire contre lui, peut entraîner la résiliation de son accréditation.

Le coach doit s’opposer à un confrère s’il a une bonne raison de penser que ce dernier agit de façon contraire à la déontologie de la profession. Si la discussion ne permet pas d’aboutir à une solution, il doit en référer à l’organisation professionnelle à laquelle il adhère.

Obligations légales et réglementaires

Le coach est tenu de se conformer aux obligations réglementaires en vigueur dans les pays où il exerce, ainsi qu’aux politiques et procédures définies par les organisations professionnelles et applicables à leurs activités.

Le coach doit souscrire une assurance responsabilité civile professionnelle couvrant ses activités de coaching dans les différents pays où il exerce.

Capacités professionnelles

Le coach possède les qualifications, compétences et expériences nécessaires pour répondre aux besoins des clients et s’engage à ne pas excéder les limites de ses compétences. Le cas échéant, il doit orienter ses clients vers un autre coach plus expérimenté ou aux qualifications mieux adaptées.

L’état de santé du coach doit lui permettre d’exercer ses activités dans de bonnes conditions. À défaut, ou s’il doute de sa capacité à exercer en raison de problèmes de santé, il doit demander conseil ou assistance auprès d’autres professionnels. Si nécessaire ou préférable, le coach doit suggérer au client de mettre fin à la relation de travail et l’orienter vers un autre coach.

Supervision permanente

Le coach établit une relation avec un superviseur qualifié ou un groupe de pairs, à une fréquence adaptée à sa pratique du coaching et conforme aux exigences de son organisation professionnelle et à son niveau d’accréditation.

Le coach veille à ce qu’aucun autre type de relation avec son superviseur ne risque de nuire à la qualité de la relation de supervision.

Le coach doit discuter de tout problème éthique réel ou potentiel ainsi que de toute infraction au présent code avec son superviseur ou groupe de pairs pour obtenir soutien et conseils.

Développement professionnel continu

Le coach élargit ses compétences de coach en suivant des formations et/ou actions de développement professionnel continu adaptées à sa situation.

Le coach apporte une contribution à la communauté professionnelle, en fonction de son degré d’expertise. Cette contribution peut prendre diverses formes, par exemple une assistance informelle à d’autres membres actifs, une contribution au développement de la profession, la réalisation d’études, des publications, etc.

Le coach évalue systématiquement la qualité de sa pratique, par exemple au travers du feedback de ses clients, de son superviseur et d’autres interlocuteurs pertinents.