Les différents types d’accompagnement

Nombreuses sont les personnes qui se sont dit un jour « Je veux prendre un nouveau départ ! Il faut que ça change ! ». Mais entre le penser et le faire, il existe tout un monde.

Si tu lis cet article c’est peut-être que tu t’es dit toi aussi que tu voulais passer le cap ? Mais comment mettre en place ce projet ? Comment s’y retrouver parmi tous les différents types d’accompagnement qui existent ? Comment trouver de l’information ?

Rien que pour toi, je passe en revue les différentes pratiques, méthodes et dispositifs qui existent pour t’accompagner dans ta réflexion : le coaching, la thérapie, le conseil, la formation, l’hypnose, le mentorat, pour ne citer que celles-là.

Mode d’accompagnement : pourquoi se faire accompagner ?

Se faire accompagner pour ne pas être seul face aux obstacles

Les doutes, les déceptions et les coups durs sont des choses qui peuvent arriver lorsqu’on souhaite mettre en place de nouvelles actions dans sa vie de tous les jours. Que ce soit dans son environnement professionnel ou dans sa vie sociale.

Se succèdent également souvent des périodes de progrès et des périodes de blocages.

Le rôle de l’accompagnateur est justement de faire preuve d’empathie, d’être à l’écoute des difficultés que nous pouvons rencontrer et de nous aider à trouver les solutions qui nous conviennent.

En fonction de la méthode choisie, cet accompagnateur peut faire office de véritable soutien moral.

Se faire accompagner pour arrêter de tourner en rond

Il nous est déjà arrivé à tous d’avoir un devoir à rendre et de relire 100 fois (ok, j’exagère !) notre copie avant de la rendre. La relire à la recherche de ces fameuses fautes d’inattention dont nous avons l’habitude. Et de pourtant passer à côté, encore une fois (et ça ne sera pas la dernière) !

Coaching

Lorsqu’on réfléchit, un travail sur soi, c’est la même chose. Je m’explique. On a beau répéter les mêmes analyses dans notre tête, si on a l’impression de tourner en rond, attention spoil… c’est parce qu’on tourne en rond !

C’est là tout l’intérêt d’avoir une personne en face qui sera capable de nous arrêter sur un point en particulier que nous n’arrivons plus à identifier.

Se faire accompagner pour ne pas griller les étapes

Pour ne pas griller les étapes ? Oui ! Car à vouloir aller trop vite, on oublie parfois des étapes dans sa réflexion, voire dans la mise en œuvre des actions qui en découlent.

Sauter ces étapes c’est parfois risquer de passer à côté de quelque chose qui serait positif et se retrouver là où on ne l’a pas voulu.

Car « rien ne sert de courir, il faut partir à point » dit-on !

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Se faire accompagner pour faire face au changement

Qu’il s’agisse d’un changement voulu ou un changement subi, le changement est comme un saut dans l’inconnu et peut donc faire peur. On développe alors des résistantes qui nous rassurent et nous empêchent d’avancer.

Pour aller de l’avant, et atteindre son ou ses objectifs, il faut donc lever les résistances qui peuvent se présenter à nous, pour aller plus loin.

Être accompagné pour faire face au changement c’est donc aussi pouvoir compter sur quelqu’un qui reste à nos côtés durant ce chemin et d’agir en véritables partenaires, comme une équipe.

Quels sont les différents modes d’accompagnement ?

Je parle ici de 6 modes d’accompagnement, mais il en existe d’autres…

Le coaching

Le coaching est un véritable partenariat entre coach et client.

Différentes écoles existent mais ce qui est sûr c’est que le coaching est une pratique basée sur le questionnement. Il ne s’agit pas de donner de conseils, ou son avis.

Le coaching propose une action sur un « axe présent-futur ». C’est-à-dire que le coaching propose de trouver la ou les solutions pour atteindre un objectif futur à court ou moyen terme à partir de notre situation actuelle.

Contrairement à la thérapie par exemple, le coaching est une méthode « orientée solutions ». Le but n’est donc pas d’aller chercher dans le passé les causes profondes à une situation, un agissement ou un ressenti. Il permet une meilleure gestion des choses avec un travail qui permet d’avancer le plus sereinement possible vers l’objectif en évitant les obstacles qui pourraient se présenter.

differents types d accompagnement

Le coaching permet d’atteindre cet objectif plus rapidement et plus facilement que sans.

D’ailleurs, si tu souhaites en savoir plus sur les raisons de faire appel à un coach, je t’invite à lire cet article : « Pourquoi faire appel à un coach professionnel ? ».

La thérapie

Contrairement au coaching, la thérapie aide des personnes à résoudre des difficultés qui ont une cause profonde.

Elle se distingue d’autres types d’accompagnement car elle repose sur la construction et le maintien d’une relation de confiance dans le cadre d’un contrat formel de soin.

En fonction des théories utilisées par les praticiennes, la thérapie peut durer plus ou moins longtemps.

Le conseil

Les services proposés par les cabinets de conseil permettent d’en obtenir des avis sur une situation précise, de résoudre un problème spécifique.

On fait appel à un consultant pour bénéficier de son expertise et son savoir-faire sur un sujet donné.

Son rôle est de formuler des conseils, des recommandations basées sur son savoir et sur un diagnostic poussé de la situation.

Cette personne reste souvent au sein de l’organisation et de l’équipe qu’elle a conseillées pour accompagner la mise en œuvre de ses préconisations.

La formation

La formation a pour objectif d’enseigner des savoirs, des techniques (savoir-faire) et des attitudes (savoir-être) spécifiques.

Elle a pour but d’améliorer les capacités d’une personne pour qu’elle exerce son métier de manière plus productive ou qu’elle acquiert des connaissances nécessaires à une évolution ou un changement de profession.

Aujourd’hui la formation se fait aussi bien en présentiel, en ligne, ou en mixte (ce qu’on appelle blended learning). Elle se fait également en individuel ou en groupe.

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L’hypnose

Le rôle de l’hypnothérapeute est de modifier l’état de conscience de la personne hypnotisée en inversant la balance entre son esprit conscient et son esprit inconscient. Ses perceptions sont alors modifiées par rapport à ce que la personne vit en général.

L’hypnose permet, selon Paul Watzlawick, d’accéder à des parties inconscientes de notre pensée, de déjouer les obstacles qui se présentent à nous en développant de nouveaux comportements.

Il est également possible de développer une capacité à déclencher une autohypnose.

Le mentorat

Le mentorat désigne une relation d’aide entre deux personnes. En général, le rôle de mentor est attribué à une personne avec une certaine expérience, pour qu’elle partage ses connaissances avec une personne qui en a moins.

Relation informelle ou non, le mentor est alors présent pour donner des conseils, des suggestions, pour transmettre son savoir, de manière plus ou moins formelle.

La durée d’un mentorat peut varier en fonction des cas et des besoins.

Ce qu’il faut en retenir

J’espère que tu en sais davantage désormais.

A chacun son type d’accompagnement. En fonction de ses besoins, de ses objectifs, de ses affinités, de ses croyances, des informations et des compétences recherchées chez la personne qui nous accompagne dans notre travail.

Finalement, l’important c’est d’avancer ! Et comme il est pratique de pouvoir compter sur un véritable partenaire !

mentorat

D’autres outils, techniques, méthodes, existent et ce n’est pas parce que je ne l’ai ai pas abordés qu’ils n’en valent pas la peine !

L’attention de celui qui écoute sert d’accompagnement dans la musique du discours.

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Déontologie

Contractualisation

Avant le début de la relation de travail, le coach doit :

  • Mettre le code de déontologie à disposition de son client et expliciter clairement son engagement à le respecter ;
  • Expliquer précisément et vérifier la bonne compréhension par le client et le commanditaire, s’il y a lieu, de la nature et des termes du contrat de coaching, y compris des dispositions financières, logistiques et de confidentialité qu’il contient ;
  • Le coach se fonde sur ses connaissances et son expérience professionnelle pour comprendre les attentes de son client et commanditaire, s’il y a lieu, afin de définir avec eux un programme de travail permettant d’y répondre ;
  • Le coach doit expliquer ouvertement les méthodes qu’il emploie et, si le client et/ou le commanditaire le demandent, fournir des informations complémentaires sur les processus en cause ;
  • Le coach s’assure que la durée du contrat permet d’atteindre les objectifs du client et du commanditaire, s’il y a lieu. Il veille en permanence à favoriser l’indépendance et l’autonomie du client ;
  • Le coach s’assure que les locaux où se déroulent les activités de coaching ou de formation offrent des conditions optimales pour l’apprentissage et la réflexion, conditions qui favorisent l’atteinte des objectifs fixés par contrat ;
  • Le coach veille à faire passer les intérêts de son client en priorité, en s’assurant toutefois que lesdits intérêts ne vont pas à l’encontre de ceux du commanditaire s’il y a lieu.
Intégrité

Le coach communique à tout client, commanditaire et collègue des informations précises et véridiques sur ses qualifications professionnelles, l’association professionnelle à laquelle il appartient, son expérience, sa formation, ses certifications et accréditations.

Lors d’échanges avec des tiers, le coach doit exposer précisément et honnêtement la valeur ajoutée de son travail de coach.

Le coach s’assure qu’aucune publication, support promotionnel ou autre ne contient ou ne suggère des indications erronées ou trompeuses sur ses compétences, qualifications ou accréditations professionnelles. Le coach précise qui sont les personnes à l’origine des activités, idées et outils qu’il utilise et n’en revendique en aucun cas la paternité.

Le coach s’engage à respecter les lois applicables et à ne jamais encourager, faciliter ou cautionner de quelconques activités malhonnêtes, illégales, non professionnelles ou discriminatoires.

Confidentialité

Pendant la relation de travail, le coach garantit le plus strict degré de confidentialité avec tous les clients et
commanditaires, s’il y a lieu, sauf si la loi l’oblige à divulguer certaines informations.

Le coach définit clairement à ses clients et commanditaires, s’il y a lieu, les conditions dans lesquelles la confidentialité pourra être levée (activités illicites ou danger pour eux-mêmes ou des tiers, etc.) et recherche
activement un accord sur ces limites de confidentialité, sauf si la loi l’oblige à divulguer certaines informations.

Le coach sauvegarde, conserve et détruit tous les documents utiles relatifs à son travail avec ses clients, notamment les fichiers et messages électroniques, de façon à garantir la confidentialité, la sûreté et le respect de la vie privée, conformément aux lois et autres dispositions applicables dans son pays en matière de protection des
données et de confidentialité.

Le coach doit expliquer à son client qu’il travaille avec un superviseur et s’assurer que le client est d’accord pour que son cas soit évoqué anonymement à l’occasion de cette supervision. Il doit par ailleurs préciser au client que la relation de supervision est elle-même soumise à des règles strictes de confidentialité.

Si le client est un mineur ou un adulte vulnérable, le coach prend les dispositions utiles avec le commanditaire ou le tuteur pour assurer un degré de confidentialité approprié et conforme à l’intérêt du client, tout en respectant les dispositions légales en vigueur.

Interactions inappropriées

Il est de la responsabilité du coach de définir et de maintenir des limites claires, appropriées et culturellement admissibles en ce qui concerne toute forme d’interactions physiques ou virtuelles avec les clients ou commanditaires.

Le coach s’interdit toute relation sentimentale ou sexuelle avec ses clients ou commanditaires pendant le déroulement d’un contrat. En outre, le coach doit être attentif à la possibilité d’une quelconque intimité sexuelle avec les parties susvisées et prendre les mesures appropriées pour mettre fin à une telle situation ou pour résilier le contrat afin de garantir une relation saine.

Conflits d'intérêts

Le coach s’interdit d’exploiter ses clients et de tirer de quelconques avantages financiers ou autres de leurs
relations. Pour éviter tout conflit d’intérêts, le coach établit une distinction claire entre leurs relations professionnelles et toute autre forme de relations.

Le coach est conscient du risque de conflit d’intérêts de nature commerciale ou affective pouvant découler de la relation de travail et s’engage à régler ces situations de façon rapide et efficace, afin qu’elles ne portent aucun préjudice au client ou au commanditaire.

Le coach doit évaluer l’impact d’une relation de travail donnée sur ses relations avec d’autres clients et évoquer le risque de conflit d’intérêts avec les personnes concernées.

Le coach discute franchement de tout conflit d’intérêts avec son client et, s’il n’est pas possible de le régler efficacement, s’attache à trouver un accord pour mettre fin à la relation.

Fin de la relation professionnelle et responsabilités ultérieures

Le coach respecte le droit d’un client de mettre fin à une relation à tout moment du processus, dans les conditions prévues au contrat de coaching.

Le coach doit inciter le client ou le commanditaire à mettre fin à la relation de coaching, mentorat s’il estime que le client tirerait un meilleur parti du travail avec un autre professionnel d’une autre spécialité.

Le coach doit prendre les dispositions utiles pour que ses clients et leurs dossiers puissent être transférés, au cas où il se trouverait dans l’incapacité d’exercer son activité ou s’il décidait d’y mettre fin. Ce transfert doit se faire avec l’accord exprès de ses clients.

Conduite professionnelle

Le coach doit veiller à préserver la réputation de la profession. Le coach doit faire preuve de respect vis-à-vis de ses confrères coachs, ainsi que vis-à-vis des différentes approches du coaching, du mentorat et de la supervision.

Egalité et diversité

Le coach s’interdit toute forme de discrimination, pour quelque motif que ce soit, et s’attache à renforcer sa propre sensibilité face à de potentiels motifs de discrimination.

Le coach est conscient de la possible existence de biais inconscients et veille à adopter une approche respectueuse et inclusive qui reconnaît et tient compte des spécificités de chacun.

Le coach doit remettre en question, dans un esprit constructif, les comportements perçus comme discriminatoires de tout collègue, collaborateur, fournisseur de services, client ou participant.

Le coach est attentif à sa communication orale, écrite ou non-verbale pour éviter toute forme de discrimination involontaire.

Le coach participe à des activités de développement destinées à renforcer sa propre sensibilité aux questions d’égalité et de diversité.

Infractions au code de déontologie

Le coach est conscient que toute infraction au présent code, donnant lieu à une procédure judiciaire contre lui, peut entraîner la résiliation de son accréditation.

Le coach doit s’opposer à un confrère s’il a une bonne raison de penser que ce dernier agit de façon contraire à la déontologie de la profession. Si la discussion ne permet pas d’aboutir à une solution, il doit en référer à l’organisation professionnelle à laquelle il adhère.

Obligations légales et réglementaires

Le coach est tenu de se conformer aux obligations réglementaires en vigueur dans les pays où il exerce, ainsi qu’aux politiques et procédures définies par les organisations professionnelles et applicables à leurs activités.

Le coach doit souscrire une assurance responsabilité civile professionnelle couvrant ses activités de coaching dans les différents pays où il exerce.

Capacités professionnelles

Le coach possède les qualifications, compétences et expériences nécessaires pour répondre aux besoins des clients et s’engage à ne pas excéder les limites de ses compétences. Le cas échéant, il doit orienter ses clients vers un autre coach plus expérimenté ou aux qualifications mieux adaptées.

L’état de santé du coach doit lui permettre d’exercer ses activités dans de bonnes conditions. À défaut, ou s’il doute de sa capacité à exercer en raison de problèmes de santé, il doit demander conseil ou assistance auprès d’autres professionnels. Si nécessaire ou préférable, le coach doit suggérer au client de mettre fin à la relation de travail et l’orienter vers un autre coach.

Supervision permanente

Le coach établit une relation avec un superviseur qualifié ou un groupe de pairs, à une fréquence adaptée à sa pratique du coaching et conforme aux exigences de son organisation professionnelle et à son niveau d’accréditation.

Le coach veille à ce qu’aucun autre type de relation avec son superviseur ne risque de nuire à la qualité de la relation de supervision.

Le coach doit discuter de tout problème éthique réel ou potentiel ainsi que de toute infraction au présent code avec son superviseur ou groupe de pairs pour obtenir soutien et conseils.

Développement professionnel continu

Le coach élargit ses compétences de coach en suivant des formations et/ou actions de développement professionnel continu adaptées à sa situation.

Le coach apporte une contribution à la communauté professionnelle, en fonction de son degré d’expertise. Cette contribution peut prendre diverses formes, par exemple une assistance informelle à d’autres membres actifs, une contribution au développement de la profession, la réalisation d’études, des publications, etc.

Le coach évalue systématiquement la qualité de sa pratique, par exemple au travers du feedback de ses clients, de son superviseur et d’autres interlocuteurs pertinents.