L’histoire des trois passoires d’Aristote illustre parfaitement l’idée qu’avant de partager une information, il est utile de se poser trois questions :
Est-ce que ce que je dis est bon ?
Est-ce que ce que je dis est utile ?
Est-ce que ce que je dis est vrai ?
Cela encourage la réflexion avant de partager des informations potentiellement nuisibles, non pertinentes ou fausses.
L’histoire des trois passoires
Il était une fois, dans la Grèce antique, un jeune disciple d’Aristote qui croyait que tout ce qu’il entendait valait la peine d’être partagé.
Un jour, il se précipita à lui, plein d’enthousiasme, avec une envie pressante de partager une rumeur sur un autre disciple.
Hors d’haleine, il s’approcha du grand philosophe et commença : « Maître ! Maître Aristote ! J’ai entendu quelque chose de très intéressant sur notre collègue, et je ressens le besoin de le partager avec vous et les autres ! Il semble qu’il soit impliqué dans un scandale ! »
Aristote, un sage homme d’une grande clairvoyance, le regarda avec bienveillance et dit : « Attends un moment, mon jeune garçon. Avant de partager cette information, laisse-moi te poser quelques questions importantes. »
Intrigué mais un peu déconcerté, le disciple hocha la tête.
« Tout d’abord, est-ce que ce que tu veux me dire sur notre collègue est bon ? », demanda Aristote.
Le disciple réfléchit un instant. « Eh bien, maître, je ne suis pas sûr que cela soit nécessairement bon. C’est simplement quelque chose que j’ai entendu. »
Aristote sourit doucement.
« Est-ce que ce que tu veux me dire est utile ? Est-ce que cela apportera quelque chose de positif à notre compréhension ou à notre vie ? »
Le disciple se gratta la tête. « Peut-être pas, maître. Cela ne semble pas vraiment avoir d’utilité immédiate pour nous en réalité. »
Aristote sourit encore.
« Enfin, est-ce ce que ce que tu veux me dire est vrai ? Est-ce basé sur des faits solides et vérifiables ? »
Le disciple baissa les yeux, réalisant qu’il n’avait pas vérifié la source de l’histoire avant de se précipiter pour la partager. « Maître, je ne peux pas garantir la véracité de cette information. C’est juste une rumeur que j’ai entendue. »
Aristote regarda le disciple avec bienveillance.
Il posa une main rassurante sur son épaule et lui dit : « Mon ami, avant de parler de quelqu’un ou de quelque chose, assure-toi que ce que tu dis passe à travers ces trois critères : la bonté, l’utilité et la vérité. Si ce que tu veux partager n’est ni bon, ni utile, ni vrai, alors il vaut mieux ne pas le dire du tout. Nous devons filtrer nos paroles comme on filtre de l’eau à travers une passoire, en retenant ce qui est pur et en laissant tomber le reste. »
Le disciple hocha la tête avec compréhension. Il remercia Aristote pour son enseignement et repartit, comprenant maintenant l’importance de la réflexion et de la prudence dans ses paroles et dans ses actions.
Quels enseignements tirer des trois passoires ?
L’histoire des « trois passoires » d’Aristote offre une leçon intemporelle et tout à fait pertinente pour notre vie quotidienne.
En filtrant nos paroles et nos actions à travers les critères de la bonté, de l’utilité et de la vérité, nous cultivons des interactions plus respectueuses, plus authentiques et plus constructives.
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La bonté
Tout d’abord, la bonté.
Avant de partager une information ou de prononcer des paroles, nous devrions nous demander : est-ce que cela contribue à promouvoir le bien-être des autres ?
En choisissant des paroles bienveillantes et positives, nous favorisons des relations saines et encourageantes, renforçant ainsi le tissu social, si important.
L’utilité
Ensuite, l’utilité.
Nos paroles et nos actions devraient servir un objectif constructif. Avant de partager une information, demandons-nous : est-ce que cela apporte quelque chose de positif ou d’utile à la situation ?
En favorisant l’utilité, nous évitons les ragots inutiles ou les discours stériles, et nous nous concentrons sur ce qui peut vraiment enrichir nos interactions et nos échanges.
La vérité
Enfin, la vérité.
La recherche de la vérité est essentielle pour maintenir l’intégrité de nos communications. Avant de transmettre une information, vérifions sa véracité et son exactitude.
En cultivant un engagement envers la vérité, nous contribuons à promouvoir la confiance et le respect mutuel au sein de nos relations.
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Conclusion
Appliquer les principes des « trois passoires » d’Aristote dans notre vie quotidienne nous encourage à réfléchir avant d’agir ou de parler impulsivement.
Cela nous aide à prendre conscience de l’impact de nos paroles et de nos choix sur les autres.
En intégrant ces principes dans nos interactions quotidiennes, nous contribuons à créer un environnement plus harmonieux et respectueux, où la réflexion et la vérité sont valorisées.
En adoptant ces principes dans notre vie de tous les jours, nous pouvons contribuer à un monde où nos paroles et nos actions ont un impact positif et significatif sur ceux qui nous entourent.
Et sur nous-mêmes !