Après avoir effectué ses études en communication à l’étranger, Lyrane a décroché un poste dans la relation clients dans la startup où elle a effectué son stage de fin d’études en communication. Et c’est au fur et à mesure des deux années où elle a travaillé dans cette startup qu’elle a évolué sur un poste de cheffe de produit.
Comme bon nombre de jeunes elle a décidé de se reconvertir.
Qu’est-ce qui t’a amenée à te reconvertir ?
Je ne voulais plus travailler pour permettre à de grosses entreprises de s’enrichir davantage. Que ça arrive n’est pas vraiment un problème, le vrai problème c’est que moi j’y participais et que je me suis rendu compte que l’argent n’était pas une de mes valeurs.
J’avais le sentiment de pousser à la consommation, de participer à « détruire » la société. Ça me coutait mentalement tous les jours en me renvoyant une image de moi qui ne me plaisait pas. Je ne faisais pas quelque chose de bien.
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Pour quelles raisons as-tu choisi ce métier de prof des écoles ?
Le contact humain était devenu essentiel à mon épanouissement.
C’est quelque chose que j’ai toujours voulu. Je me suis lancée dans des études où je savais qu’en tant que cheffe de produit j’avais le côté relation client avec du contact. Et j’avais aussi du contact au sein de la startup.
Mais je me suis rendu compte que ce que je voulais n’était pas juste le contact avec des gens, mais avec des enfants.
Aujourd’hui je sais que je veux être le soleil dans la vie des gens, les tirer vers le haut, donner confiance.
Et c’est très bien de le faire avec des adultes mais il faut aussi que la fondation de la société soit nourrie de cette manière-là, les enfants en ont besoin, ils ont besoin qu’on les soutienne, qu’ils ne se mettent pas une pression de dingue.
Quel a été l’élément déclenchant ?
Mon métier ne me plaisait pas. Je cherchais à changer, à trouver un poste différent, pourquoi pas dans une startup avec plus de sens, où je pourrais aider les gens. En parallèle j’ai effectué un travail sur moi qui m’a notamment permis d’identifier mes valeurs.
J’ai commencé à parler de mon projet à mes parents 6 mois après avoir commencé à y réfléchir. En leur expliquant que je voulais devenir prof. Que je voulais être entourée d’enfants. Leur transmettre des choses, de belles valeurs et les voir s’épanouir.
Et finalement je me suis retrouvée licenciée car l’entreprise commençait à faire faillite. Et j’ai très vite pris la décision de rentrer en France.
C’était important d’en parler ?
Oui. D’une certaine manière je voulais avoir l’aval des gens mais je voulais surtout qu’ils aillent dans mon sens. Mes parents ont eu une réaction négative que je n’avais pas envisagée mais curieusement, c’est à ce moment-là que je me suis rendu compte que c’était vraiment ce projet que je voulais. C’est là que j’ai su que je voulais partir, que je voulais rentrer.
Quelles sont les difficultés que tu as rencontrées lors de ton parcours ?
Mes parents étaient partis à l’étranger eux aussi. Quand je suis rentrée à Paris il n’y avait plus rien. Je n’avais pas où dormir. Il a fallu que je m’organise pour aller chez un oncle un certain temps, puis chez une autre tante.
Déjà rien que ça a été challengeant.
Je n’avais plus d’argent, il a fallu que je trouve un job alimentaire en attendant d’avoir fini ma reconversion et qui me permette de trouver un appartement. Et trouver un appart’ à Paris sans garant, avec un petit salaire c’est un vrai challenge. J’ai eu énormément de chance, j’ai vu une annonce, j’ai répondu et le propriétaire était juste un amour, il m’a fait confiance et j’ai pu avoir l’appartement.
J’ai décidé de faire un prêt pour pouvoir me consacrer pleinement à mon année de concours. J’ai travaillé comme jamais. Mais j’ai pris énormément de plaisir à préparer le concours, que j’ai eu haut la main.
Je me suis rendu compte qu’il fallait que je me fasse confiance parce que quand je me fais confiance je réussis.
Où en es-tu aujourd’hui ?
Pour pouvoir être professeur des écoles il faut remplir un des 3 critères suivants :
- Être titulaire d’un Master
- Être un sportif de haut niveau
- Avoir au moins 3 enfants
Aujourd’hui je suis en 2e année de Master MEEF et en parallèle je travaille à mi-temps en tant que maitresse dans une moyenne section de maternelle.
Quel sont tes objectifs pour les semaines à venir ?
Mon objectif c’est de pouvoir vivre les quelques semaines qui restent sur l’année scolaire de la même manière que je vivrai mon année scolaire l’année prochaine. Et avoir préparé ce que je peux le plus possible pour avoir de l’avance sur ce que je dois préparer. Et profiter du beau temps !
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Quel conseil est-ce que tu donnerais à quelqu’un qui est dans la situation que tu as vécue ?
Quand tu as envie de faire quelque chose il y a une raison, tu comprends pas forcément pourquoi mais il y a quelque chose qui te fait comprendre qu’aujourd’hui tu as besoin de le faire.
Même si c’est dur, j’ai jamais été aussi heureuse.
Il n’y a rien de plus satisfaisant que de faire quelque chose qu’on a envie de faire !
La chose la plus importante c’est que je sois fidèle à moi-même.
Si c’était à refaire, tu referais la même chose ?
Et plutôt deux fois qu’une !