7 étapes pour bien définir un objectif de coaching

La définition d’un objectif de coaching est la deuxième grande étape d’un coaching. Voici dans cet articles les différentes indications à suivre pour le définir au mieux.

Définir un objectif pour trouver son chemin

Objectif : définition

Qu’est-ce qu’un objectif ?

Le Larousse donne deux définitions d’un « objectif » en fonction des situations.

  1. But, cible que quelque chose doit atteindre : les fusées ont atteint leur objectif ;
  2. But, résultat vers lequel tend l’action de quelqu’un, d’un groupe : définir l’objectif d’une politique commerciale.

Un objectif c’est donc globalement un but, un résultat, une finalité, qu’on cherche à atteindre.

Qu’est-ce qu’un objectif de coaching ?

La définition d’un objectif en coaching en est très proche.

Pour compléter, l’objectif que le coaché définit lors de son coaching est la projection du résultat qu’il attend de son coaching. Ce à quoi il souhaite arriver au terme de son accompagnement.

Formuler un objectif puissant

Utiliser le « je »

J’y reviendrai un peu plus tard mais le coaché est la seule personne :

  • Qui peut agir ;
  • Qui peut changer.

Un objectif de coaching ne peut donc être formulé qu’à la première personne du singulier (et pourquoi pas du pluriel).

Utiliser le présent

Utiliser le présent est vraiment important. En effet, le conditionnel est très peu engageant.

D’ailleurs il porte bien son nom « conditionnel ». Si on commence à mettre des conditions pour avancer vers son objectif, on n’est pas rendu !

objectif

De manière positive

On pourrait dire que le cerveau a quelques bugs qui n’ont pas été résolu depuis des millénaires.

Tu l’as peut-être déjà lu ou entendu mais le cerveau ne comprend pas la négation. Quand quelqu’un nous dit « Pas de souci ! » notre cerveau retient surtout le terme « souci ».

Eh oui, on passe nos journées à utiliser la négation alors qu’on pourrait tourner les choses sous une forme positive.

Mais pour le moment, ce qui nous importe c’est de comprendre qu’il faut que tu formules ton objectif sous une forme positive. Le risque sinon c’est que ton cerveau garde en tête l’inverse, et que ça te motive de moins en moins.

Un objectif du coaching factuel non basé sur un ressenti

Pourquoi ne pas partir sur un objectif basé sur un ressenti ? Plein de gens veulent « avoir plus confiance en eux ».

J’y reviendrai un peu plus tard mais le souci avec les objectifs basés sur des ressentis c’est qu’on ne peut pas les mesurer de manière objective. Et si on ne peut pas les mesurer de manière objective on ne peut pas non plus savoir qu’on les a atteints.

Ce qu’il faut faire dans ce cas c’est revenir aux faits. Revenir à l’action : « Qu’est-ce que je peux faire pour avoir plus confiance en moi ? ».

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Définir un objectif de coaching précis

Objectif « C-SMARTE »

Si tu en es à ce stade c’est que tu as déjà réalisé un travail d’exploration de ta situation actuelle qui te permet de savoir où tu en es aujourd’hui. Ce n’est qu’en ayant effectué ce travail préliminaire que tu pourras vraiment fixer l’objectif de coaching qui te convient.

Maintenant que tu sais d’où tu pars, tu peux fixer le cap et donc l’objectif que tu souhaites atteindre.

Différents critères sont nécessaires à la « validation » d’un objectif de coaching.

Pour qu’un objectif de coaching soit « validable », il doit répondre à 7 critères :

  1. Compris/Simple
  2. Spécifique/Personnel
  3. Mesurable
  4. Ambitieux
  5. Réaliste
  6. DaTé
  7. Ecologique
objectif smart

Moyen mnémotechnique : on peut regrouper ces 7 critères sous un même sigle « C-SMARTE » (« C’est smart »).

Et si on détaillait un peut tout ça ?

Les étapes pour valider l’objectif du coaching

1. Compris

Un objectif de coaching doit être formulé simplement. On doit le comprendre sans aucune ambiguïté.

Pas de phrase alambiquée, à rallonge, avec des mots dont on n’est pas sûr de la signification…

C’est vraiment ce qui est à la base de la formulation de l’objectif, donc si on fait l’impasse sur ce critère ça peut vraiment se ressentir sur l’ensemble de la validation.

2. Spécifique

Un objectif de coaching ne peut, et ne doit dépendre que de toi.

Comme je l’explique dans mon article sur la responsabilité, il est vraiment important que chacun prenne sa part de responsabilité dans ce qu’il fait, dit, veut… et se rappeler qu’on ne peut pas changer les autres, on peut seulement changer la manière dont on reçoit les agissements des autres.

Si l’atteinte de ton objectif de coaching requiert une personne tierce alors il faut le retravailler pour qu’il ne dépende plus que de toi.

Ça ne veut pas dire que personne d’autre que toi ne doit interagir avec toi pour l’atteindre. Ça veut seulement dire que tu es la seule personne qui peut agir pour ta réussite.

3. Mesurable

Un objectif de coaching doit être mesurable.

C’est-à-dire qu’on doit pouvoir l’observer de manière objective et indiscutable.

Comment savoir que tu as a atteint ton objectif si tu es incapable de dire où tu en es, de dire si tu es arrivé au bout ?

C’est en plus un facteur de motivation car tu seras capable de te situer au fur et à mesure par rapport à ce but que tu te seras fixé.

4. Ambitieux

Un objectif de coaching doit incommoder.

S’il n’y a aucun défi à atteindre l’objectif que tu te fixes alors tu n’as aucune motivation à le faire.

Pourquoi est-ce que tu vas te prendre la tête à faire quelque chose qui ne t’apportera rien vraiment de nouveau ? Ça n’a rien de stimulant.

L’ambition est quelque chose qui porte en énergie et qui permet de se donner les moyens d’avancer.

smarte

5. Réaliste

Ça parait peut-être logique mais un objectif de coaching doit être réaliste.

De la même manière qu’un objectif qui n’est pas ambitieux est peu motivant, si tu sais d’avance que l’objectif n’est pas atteignable il y a peu de chance pour que tu t’y mettes vraiment.

Et non, « réaliste » ne signifie pas « peu engageant ». Ça signifie que l’objectif est atteignable et qu’il faut s’en donner les moyens.

6. Daté

Ça parait peut-être logique une deuxième fois mais un objectif doit avoir une date de fin, à laquelle il doit être atteint.

Tu as défini un objectif réaliste mais challengeant. Il va donc te demander des efforts mais reste faisable. Mais comment est-ce tu vas vraiment pouvoir avancer si tu ne sais pas quand tu dois avoir atteint ton objectif ?

La date est indissociable des précédents critères. Et elle doit être elle-même à la fois réaliste et ambitieuse.

7. Ecologique

Enfin, un objectif de coaching doit nous faire du bien !

On ne définit pas un objectif de coaching sous la contrainte, pour faire quelque chose qui ne nous convient pas.

De la même manière, on veille à ce que l’objectif défini soit bon pour notre environnement.

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Conclusion

Définir correctement ton objectif est primordial si tu veux pouvoir l’atteindre dans les meilleures conditions.

Si on ne retient pas l’objectif ça ne veut pas dire que c’est un mauvais objectif. Ça signifie seulement qu’il ne peut pas être utilisé en l’état dans un coaching.

Ça vaut pour les objectifs de coaching mais ça vaut en réalité aussi pour les objectifs que tu peux te fixer en général.

Un sigle « C-SMARTE » à avoir en tête pour s’y retrouver facilement.

Et maintenant, « y’a plus qu’à » comme on dit !

Quand on ne sait pas où l’on va, tous les chemins mènent à nulle part.

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Déontologie

Contractualisation

Avant le début de la relation de travail, le coach doit :

  • Mettre le code de déontologie à disposition de son client et expliciter clairement son engagement à le respecter ;
  • Expliquer précisément et vérifier la bonne compréhension par le client et le commanditaire, s’il y a lieu, de la nature et des termes du contrat de coaching, y compris des dispositions financières, logistiques et de confidentialité qu’il contient ;
  • Le coach se fonde sur ses connaissances et son expérience professionnelle pour comprendre les attentes de son client et commanditaire, s’il y a lieu, afin de définir avec eux un programme de travail permettant d’y répondre ;
  • Le coach doit expliquer ouvertement les méthodes qu’il emploie et, si le client et/ou le commanditaire le demandent, fournir des informations complémentaires sur les processus en cause ;
  • Le coach s’assure que la durée du contrat permet d’atteindre les objectifs du client et du commanditaire, s’il y a lieu. Il veille en permanence à favoriser l’indépendance et l’autonomie du client ;
  • Le coach s’assure que les locaux où se déroulent les activités de coaching ou de formation offrent des conditions optimales pour l’apprentissage et la réflexion, conditions qui favorisent l’atteinte des objectifs fixés par contrat ;
  • Le coach veille à faire passer les intérêts de son client en priorité, en s’assurant toutefois que lesdits intérêts ne vont pas à l’encontre de ceux du commanditaire s’il y a lieu.
Intégrité

Le coach communique à tout client, commanditaire et collègue des informations précises et véridiques sur ses qualifications professionnelles, l’association professionnelle à laquelle il appartient, son expérience, sa formation, ses certifications et accréditations.

Lors d’échanges avec des tiers, le coach doit exposer précisément et honnêtement la valeur ajoutée de son travail de coach.

Le coach s’assure qu’aucune publication, support promotionnel ou autre ne contient ou ne suggère des indications erronées ou trompeuses sur ses compétences, qualifications ou accréditations professionnelles. Le coach précise qui sont les personnes à l’origine des activités, idées et outils qu’il utilise et n’en revendique en aucun cas la paternité.

Le coach s’engage à respecter les lois applicables et à ne jamais encourager, faciliter ou cautionner de quelconques activités malhonnêtes, illégales, non professionnelles ou discriminatoires.

Confidentialité

Pendant la relation de travail, le coach garantit le plus strict degré de confidentialité avec tous les clients et
commanditaires, s’il y a lieu, sauf si la loi l’oblige à divulguer certaines informations.

Le coach définit clairement à ses clients et commanditaires, s’il y a lieu, les conditions dans lesquelles la confidentialité pourra être levée (activités illicites ou danger pour eux-mêmes ou des tiers, etc.) et recherche
activement un accord sur ces limites de confidentialité, sauf si la loi l’oblige à divulguer certaines informations.

Le coach sauvegarde, conserve et détruit tous les documents utiles relatifs à son travail avec ses clients, notamment les fichiers et messages électroniques, de façon à garantir la confidentialité, la sûreté et le respect de la vie privée, conformément aux lois et autres dispositions applicables dans son pays en matière de protection des
données et de confidentialité.

Le coach doit expliquer à son client qu’il travaille avec un superviseur et s’assurer que le client est d’accord pour que son cas soit évoqué anonymement à l’occasion de cette supervision. Il doit par ailleurs préciser au client que la relation de supervision est elle-même soumise à des règles strictes de confidentialité.

Si le client est un mineur ou un adulte vulnérable, le coach prend les dispositions utiles avec le commanditaire ou le tuteur pour assurer un degré de confidentialité approprié et conforme à l’intérêt du client, tout en respectant les dispositions légales en vigueur.

Interactions inappropriées

Il est de la responsabilité du coach de définir et de maintenir des limites claires, appropriées et culturellement admissibles en ce qui concerne toute forme d’interactions physiques ou virtuelles avec les clients ou commanditaires.

Le coach s’interdit toute relation sentimentale ou sexuelle avec ses clients ou commanditaires pendant le déroulement d’un contrat. En outre, le coach doit être attentif à la possibilité d’une quelconque intimité sexuelle avec les parties susvisées et prendre les mesures appropriées pour mettre fin à une telle situation ou pour résilier le contrat afin de garantir une relation saine.

Conflits d'intérêts

Le coach s’interdit d’exploiter ses clients et de tirer de quelconques avantages financiers ou autres de leurs
relations. Pour éviter tout conflit d’intérêts, le coach établit une distinction claire entre leurs relations professionnelles et toute autre forme de relations.

Le coach est conscient du risque de conflit d’intérêts de nature commerciale ou affective pouvant découler de la relation de travail et s’engage à régler ces situations de façon rapide et efficace, afin qu’elles ne portent aucun préjudice au client ou au commanditaire.

Le coach doit évaluer l’impact d’une relation de travail donnée sur ses relations avec d’autres clients et évoquer le risque de conflit d’intérêts avec les personnes concernées.

Le coach discute franchement de tout conflit d’intérêts avec son client et, s’il n’est pas possible de le régler efficacement, s’attache à trouver un accord pour mettre fin à la relation.

Fin de la relation professionnelle et responsabilités ultérieures

Le coach respecte le droit d’un client de mettre fin à une relation à tout moment du processus, dans les conditions prévues au contrat de coaching.

Le coach doit inciter le client ou le commanditaire à mettre fin à la relation de coaching, mentorat s’il estime que le client tirerait un meilleur parti du travail avec un autre professionnel d’une autre spécialité.

Le coach doit prendre les dispositions utiles pour que ses clients et leurs dossiers puissent être transférés, au cas où il se trouverait dans l’incapacité d’exercer son activité ou s’il décidait d’y mettre fin. Ce transfert doit se faire avec l’accord exprès de ses clients.

Conduite professionnelle

Le coach doit veiller à préserver la réputation de la profession. Le coach doit faire preuve de respect vis-à-vis de ses confrères coachs, ainsi que vis-à-vis des différentes approches du coaching, du mentorat et de la supervision.

Egalité et diversité

Le coach s’interdit toute forme de discrimination, pour quelque motif que ce soit, et s’attache à renforcer sa propre sensibilité face à de potentiels motifs de discrimination.

Le coach est conscient de la possible existence de biais inconscients et veille à adopter une approche respectueuse et inclusive qui reconnaît et tient compte des spécificités de chacun.

Le coach doit remettre en question, dans un esprit constructif, les comportements perçus comme discriminatoires de tout collègue, collaborateur, fournisseur de services, client ou participant.

Le coach est attentif à sa communication orale, écrite ou non-verbale pour éviter toute forme de discrimination involontaire.

Le coach participe à des activités de développement destinées à renforcer sa propre sensibilité aux questions d’égalité et de diversité.

Infractions au code de déontologie

Le coach est conscient que toute infraction au présent code, donnant lieu à une procédure judiciaire contre lui, peut entraîner la résiliation de son accréditation.

Le coach doit s’opposer à un confrère s’il a une bonne raison de penser que ce dernier agit de façon contraire à la déontologie de la profession. Si la discussion ne permet pas d’aboutir à une solution, il doit en référer à l’organisation professionnelle à laquelle il adhère.

Obligations légales et réglementaires

Le coach est tenu de se conformer aux obligations réglementaires en vigueur dans les pays où il exerce, ainsi qu’aux politiques et procédures définies par les organisations professionnelles et applicables à leurs activités.

Le coach doit souscrire une assurance responsabilité civile professionnelle couvrant ses activités de coaching dans les différents pays où il exerce.

Capacités professionnelles

Le coach possède les qualifications, compétences et expériences nécessaires pour répondre aux besoins des clients et s’engage à ne pas excéder les limites de ses compétences. Le cas échéant, il doit orienter ses clients vers un autre coach plus expérimenté ou aux qualifications mieux adaptées.

L’état de santé du coach doit lui permettre d’exercer ses activités dans de bonnes conditions. À défaut, ou s’il doute de sa capacité à exercer en raison de problèmes de santé, il doit demander conseil ou assistance auprès d’autres professionnels. Si nécessaire ou préférable, le coach doit suggérer au client de mettre fin à la relation de travail et l’orienter vers un autre coach.

Supervision permanente

Le coach établit une relation avec un superviseur qualifié ou un groupe de pairs, à une fréquence adaptée à sa pratique du coaching et conforme aux exigences de son organisation professionnelle et à son niveau d’accréditation.

Le coach veille à ce qu’aucun autre type de relation avec son superviseur ne risque de nuire à la qualité de la relation de supervision.

Le coach doit discuter de tout problème éthique réel ou potentiel ainsi que de toute infraction au présent code avec son superviseur ou groupe de pairs pour obtenir soutien et conseils.

Développement professionnel continu

Le coach élargit ses compétences de coach en suivant des formations et/ou actions de développement professionnel continu adaptées à sa situation.

Le coach apporte une contribution à la communauté professionnelle, en fonction de son degré d’expertise. Cette contribution peut prendre diverses formes, par exemple une assistance informelle à d’autres membres actifs, une contribution au développement de la profession, la réalisation d’études, des publications, etc.

Le coach évalue systématiquement la qualité de sa pratique, par exemple au travers du feedback de ses clients, de son superviseur et d’autres interlocuteurs pertinents.