Comment savoir et oser dire non ?!

« OK, je vais le faire ! ».

Et voilà ! Une fois encore tu n’as pas osé refuser ce que l’on te demandait. En effet, dire « non » aux autres te demande vraiment de très gros efforts et tu n’y arrives quasiment jamais.

Pourtant d’autres y arrivent, ça ne doit pas être aussi sorcier que ça !

Comment savoir dire non

« Savoir dire non »… Parfois plus facile à dire qu’à faire ?

Mais il y a toujours une solution ! Tu trouveras des pistes de travail dans la suite de cet article !

Pourquoi est-il difficile de dire non ?

Focus sur nos limites

Limites aidantes et limitantes

Comme expliqué dans mon article sur les fondamentaux du coaching, il existe deux catégories de limites.

Celles qui nous font du bien, qui nous protègent, que l’on appelle « limites aidantes ». Elles nous permettent de nous respecter, d’être en harmonie et aligné avec nous-même.

Et il existe également celles qui nous enferment, que l’on nomme « limites limitantes ». A contrario des limites aidantes, celles-ci se rapprochent d’injonctions négatives que l’on se dicte à nous-même. Ces limites limitantes nous empêchent d’avancer et peuvent constituer un point de blocage plus ou moins important dans l’atteinte d’un objectif quel qu’il soit (et donc par extension, peuvent bloquer l’atteinte d’un objectif en coaching).

Où ces limites trouvent-elles leur source ?

La principale cause d’une limite est la peur.

Cette peur peut être générée par de nombreux motifs parmi lesquels nous pouvons trouver la peur de faire du mal, d’être rejeté, du conflit, d’être ignoré ou du changement, pour ne citer que ceux-ci.

Envie d’en discuter ?
Alors fixe ton rendez-vous gratuit !

Cependant, d’autres causes à ces limites peuvent exister.

On retrouve ici les fondamentaux.

C’est le cas des valeurs, c’est-à-dire les concepts qui nous constituent fondamentalement.

C’est aussi le cas des croyances, c’est-à-dire les représentations, souvent personnelles, du monde qui nous entoure que nous établissons comme vérité vraie.

Les besoins peuvent en être une cause également, surtout si ce besoin n’est pas assouvi.

On pourrait également parler de points faibles, de frustrations, de mauvaises expériences passées…

Pourquoi ne pose-t-on pas toujours ses limites aidantes ?

Ne pas poser ses limites aidantes, particulièrement en ce qui concerne le « non », vient notamment de la culpabilité que l’on peut ressentir (à tort) lorsque l’on refuse quelque chose à quelqu’un.

On veut plaire, on veut faire plaisir, on veut aider, alors on s’oublie et on accepte beaucoup, même ce qu’il ne faudrait pas.

Nous pouvons également avoir la fâcheuse tendance de nous désigner comme responsable de tout. La conséquence étant de ne jamais refuser quoi que ce soit.

La pression d’un groupe peut également jouer dans notre difficulté à dire « non », ce qui nécessiterait d’aller à contre-courant des autres.

Pourquoi est-ce si important de savoir dire non et poser des limites constructives ?

Poser ses limites aidantes

Lorsque nous ne posons pas nos limites aidantes, le risque est de se laisser piétiner par les autres même si leurs intentions ne sont pas forcément mauvaises. D’où la nécessité de dire « non », pour se préserver.

Renforcer sa confiance en soi

Renforcer sa confiance en soi et son estime de soi

De plus, en ne sachant pas dire non, notre estime de nous-même se trouve diminuée. De même qu’attendre toujours que l’autre prenne une décision nous fait perdre peu à peu confiance en nous.

Il est donc important de pouvoir verbaliser ce que l’on pense en général, affirmer son importance, et ainsi renforcer sa confiance en soi et son estime de soi. Et cela passe entre autres par savoir dire « non » au travail, en famille…

Eviter l’épuisement

Lorsque l’on n’a pas, ou que l’on ne sait pas, poser ses limites aidantes, et particulièrement le « savoir dire non », le risque lié à l’épuisement est réel.

En effet, en plus de ce que l’on a à faire personnellement (au travail, à la maison…), qui peut déjà demander un grand investissement, de temps notamment, nous acceptons de nous charger (et le mot est utilisé sciemment) des tâches des autres.

Résultat : la surcharge se fait sentir rapidement.

Un véritable danger se trouve au bout du chemin : la décompensation. Qui au travail se caractérise par un terme désormais bien connu désormais, le burnout. C’est malheureusement la suite logique lorsqu’on ne contrôle pas son niveau de stress.

Difficile de dire non

Contrôler son niveau de stress

Le stress est un ensemble de réactions physiques et physiologiques de l’organisme, face à une situation particulière, que l’on dit stressante, et/ou des facteurs de stress. Il peut concerner tout le monde, le plus généralement sur une courte durée. Une situation de stress chronique est cependant pathologique.

Voici quelques effets du stress : surmenage, irritabilité, anxiété, angoisses, difficultés à prendre des décisions, vertiges, nausées, et tant d’autres…

Ne pas savoir dire « non » c’est prendre le risque d’avoir trop de choses à porter et ainsi de générer un niveau de stress élevé, voire trop élevé. Au contraire, poser une limite aidante permet de limiter le niveau de stress.

Savoir et oser dire non, quelles stratégies ?

En développant une communication assertive

On pourrait parler de communication non violente. J’ai d’ailleurs écrit un article sur comment formuler une critique constructive qui donne de bonnes bases sur la question.

Développer une attitude assertive est un moyen de se respecter en assumant qui l’on est, ce que l’on pense et ce que l’on dit. C’est aussi le moyen de respecter la personne avec qui l’on communique.

Une personne assertive est donc une personne qui vie en harmonie avec son environnement, et qui ainsi, nourrit son estime d’elle-même.

Rétablir son vrai niveau de responsabilité

Peut-on réellement assumer l’entière responsabilité de tout ?

Je ne crois pas.

Il y a un véritable risque d’entamer la responsabilité de la personne qui devrait être LA personne responsable. Quand chaque personne a la part de responsabilité qu’elle est censée avoir, il y a un équilibre dans la relation. D’ailleurs, cet équilibre est nécessaire au bon épanouissement de chacun.

Il est donc important de se demander à chaque fois : « A quel degré suis-je responsable ? ».

De refuser quelque chose si l’on considère que cela ne relève pas de notre responsabilité, en prenant soin de nous, de nos besoins et en laissant à l’autre ce que nous considérons comme mauvais pour nous.

Cela permet également de rétablir des relations saines et équilibrées avec les autres.

Oser et savoir dire non

Savoir dire « non » sans culpabiliser

Le plus important c’est de savoir et d’accepter que l’on apporte quelque chose de bien à la société. Et que pour cela on mérite du respect.

Dire « non » c’est oublier les peurs qui donnent naissance à nos limites et c’est également oublier le sentiment de culpabilité que ce « non » génère.

Pour se libérer de cette culpabilité, demande-toi ce que ça vient chercher tout au fond de toi, dans quelles conditions cela se passe.

Puis projette-toi dans une situation où ça se déroule correctement et ainsi demande-toi ce que tu peux modifier pour que la situation change.

« Je vais réfléchir »

En dernier recours, cette stratégie peut se révéler être très utile. Tu peux l’utiliser dans des situations où tu es troublé, gêné, où tu n’es pas sûr de toi…

En effet, dans ces conditions, mieux vaut ne pas donner de réponse immédiate et se laisser la possibilité d’y réfléchir à tête reposée. Il suffit alors de l’exprimer clairement : « Je vais réfléchir ! ».

Une fois la demande correctement analysée, il faut faire bien sûr faire un retour, qui peut être « oui » mais qui peut aussi être « non » et être soi-même d’accord avec cela.

Inscris-toi à la newsletter pour ne manquer aucune actualité

Prendre du recul sur la situation

Ce moment de réflexion que l’on s’accorde est l’occasion rêvée pour prendre du recul sur la situation. En effet, il peut arriver qu’on se fasse tout un monde de pas grand-chose !

Cherche à mesurer toutes les conséquences (bonnes ou mauvaises) de la décision que tu vas prendre : « Quelles seront les conséquences si je dis oui ? Et quelles seront celles d’un non ? Est-ce que cette personne va vraiment m’en vouloir si je refuse ce qu’elle me demande ? Est-ce la “fin des haricots” ? ».

Conclusion

Une phrase pour conclure : se respecter c’est aussi savoir dire non aux autres et oui à soi-même.

Heureux et libre est celui qui ose dire non.

LinkedIn
Facebook
WhatsApp
Telegram
Email

Déontologie

Contractualisation

Avant le début de la relation de travail, le coach doit :

  • Mettre le code de déontologie à disposition de son client et expliciter clairement son engagement à le respecter ;
  • Expliquer précisément et vérifier la bonne compréhension par le client et le commanditaire, s’il y a lieu, de la nature et des termes du contrat de coaching, y compris des dispositions financières, logistiques et de confidentialité qu’il contient ;
  • Le coach se fonde sur ses connaissances et son expérience professionnelle pour comprendre les attentes de son client et commanditaire, s’il y a lieu, afin de définir avec eux un programme de travail permettant d’y répondre ;
  • Le coach doit expliquer ouvertement les méthodes qu’il emploie et, si le client et/ou le commanditaire le demandent, fournir des informations complémentaires sur les processus en cause ;
  • Le coach s’assure que la durée du contrat permet d’atteindre les objectifs du client et du commanditaire, s’il y a lieu. Il veille en permanence à favoriser l’indépendance et l’autonomie du client ;
  • Le coach s’assure que les locaux où se déroulent les activités de coaching ou de formation offrent des conditions optimales pour l’apprentissage et la réflexion, conditions qui favorisent l’atteinte des objectifs fixés par contrat ;
  • Le coach veille à faire passer les intérêts de son client en priorité, en s’assurant toutefois que lesdits intérêts ne vont pas à l’encontre de ceux du commanditaire s’il y a lieu.
Intégrité

Le coach communique à tout client, commanditaire et collègue des informations précises et véridiques sur ses qualifications professionnelles, l’association professionnelle à laquelle il appartient, son expérience, sa formation, ses certifications et accréditations.

Lors d’échanges avec des tiers, le coach doit exposer précisément et honnêtement la valeur ajoutée de son travail de coach.

Le coach s’assure qu’aucune publication, support promotionnel ou autre ne contient ou ne suggère des indications erronées ou trompeuses sur ses compétences, qualifications ou accréditations professionnelles. Le coach précise qui sont les personnes à l’origine des activités, idées et outils qu’il utilise et n’en revendique en aucun cas la paternité.

Le coach s’engage à respecter les lois applicables et à ne jamais encourager, faciliter ou cautionner de quelconques activités malhonnêtes, illégales, non professionnelles ou discriminatoires.

Confidentialité

Pendant la relation de travail, le coach garantit le plus strict degré de confidentialité avec tous les clients et
commanditaires, s’il y a lieu, sauf si la loi l’oblige à divulguer certaines informations.

Le coach définit clairement à ses clients et commanditaires, s’il y a lieu, les conditions dans lesquelles la confidentialité pourra être levée (activités illicites ou danger pour eux-mêmes ou des tiers, etc.) et recherche
activement un accord sur ces limites de confidentialité, sauf si la loi l’oblige à divulguer certaines informations.

Le coach sauvegarde, conserve et détruit tous les documents utiles relatifs à son travail avec ses clients, notamment les fichiers et messages électroniques, de façon à garantir la confidentialité, la sûreté et le respect de la vie privée, conformément aux lois et autres dispositions applicables dans son pays en matière de protection des
données et de confidentialité.

Le coach doit expliquer à son client qu’il travaille avec un superviseur et s’assurer que le client est d’accord pour que son cas soit évoqué anonymement à l’occasion de cette supervision. Il doit par ailleurs préciser au client que la relation de supervision est elle-même soumise à des règles strictes de confidentialité.

Si le client est un mineur ou un adulte vulnérable, le coach prend les dispositions utiles avec le commanditaire ou le tuteur pour assurer un degré de confidentialité approprié et conforme à l’intérêt du client, tout en respectant les dispositions légales en vigueur.

Interactions inappropriées

Il est de la responsabilité du coach de définir et de maintenir des limites claires, appropriées et culturellement admissibles en ce qui concerne toute forme d’interactions physiques ou virtuelles avec les clients ou commanditaires.

Le coach s’interdit toute relation sentimentale ou sexuelle avec ses clients ou commanditaires pendant le déroulement d’un contrat. En outre, le coach doit être attentif à la possibilité d’une quelconque intimité sexuelle avec les parties susvisées et prendre les mesures appropriées pour mettre fin à une telle situation ou pour résilier le contrat afin de garantir une relation saine.

Conflits d'intérêts

Le coach s’interdit d’exploiter ses clients et de tirer de quelconques avantages financiers ou autres de leurs
relations. Pour éviter tout conflit d’intérêts, le coach établit une distinction claire entre leurs relations professionnelles et toute autre forme de relations.

Le coach est conscient du risque de conflit d’intérêts de nature commerciale ou affective pouvant découler de la relation de travail et s’engage à régler ces situations de façon rapide et efficace, afin qu’elles ne portent aucun préjudice au client ou au commanditaire.

Le coach doit évaluer l’impact d’une relation de travail donnée sur ses relations avec d’autres clients et évoquer le risque de conflit d’intérêts avec les personnes concernées.

Le coach discute franchement de tout conflit d’intérêts avec son client et, s’il n’est pas possible de le régler efficacement, s’attache à trouver un accord pour mettre fin à la relation.

Fin de la relation professionnelle et responsabilités ultérieures

Le coach respecte le droit d’un client de mettre fin à une relation à tout moment du processus, dans les conditions prévues au contrat de coaching.

Le coach doit inciter le client ou le commanditaire à mettre fin à la relation de coaching, mentorat s’il estime que le client tirerait un meilleur parti du travail avec un autre professionnel d’une autre spécialité.

Le coach doit prendre les dispositions utiles pour que ses clients et leurs dossiers puissent être transférés, au cas où il se trouverait dans l’incapacité d’exercer son activité ou s’il décidait d’y mettre fin. Ce transfert doit se faire avec l’accord exprès de ses clients.

Conduite professionnelle

Le coach doit veiller à préserver la réputation de la profession. Le coach doit faire preuve de respect vis-à-vis de ses confrères coachs, ainsi que vis-à-vis des différentes approches du coaching, du mentorat et de la supervision.

Egalité et diversité

Le coach s’interdit toute forme de discrimination, pour quelque motif que ce soit, et s’attache à renforcer sa propre sensibilité face à de potentiels motifs de discrimination.

Le coach est conscient de la possible existence de biais inconscients et veille à adopter une approche respectueuse et inclusive qui reconnaît et tient compte des spécificités de chacun.

Le coach doit remettre en question, dans un esprit constructif, les comportements perçus comme discriminatoires de tout collègue, collaborateur, fournisseur de services, client ou participant.

Le coach est attentif à sa communication orale, écrite ou non-verbale pour éviter toute forme de discrimination involontaire.

Le coach participe à des activités de développement destinées à renforcer sa propre sensibilité aux questions d’égalité et de diversité.

Infractions au code de déontologie

Le coach est conscient que toute infraction au présent code, donnant lieu à une procédure judiciaire contre lui, peut entraîner la résiliation de son accréditation.

Le coach doit s’opposer à un confrère s’il a une bonne raison de penser que ce dernier agit de façon contraire à la déontologie de la profession. Si la discussion ne permet pas d’aboutir à une solution, il doit en référer à l’organisation professionnelle à laquelle il adhère.

Obligations légales et réglementaires

Le coach est tenu de se conformer aux obligations réglementaires en vigueur dans les pays où il exerce, ainsi qu’aux politiques et procédures définies par les organisations professionnelles et applicables à leurs activités.

Le coach doit souscrire une assurance responsabilité civile professionnelle couvrant ses activités de coaching dans les différents pays où il exerce.

Capacités professionnelles

Le coach possède les qualifications, compétences et expériences nécessaires pour répondre aux besoins des clients et s’engage à ne pas excéder les limites de ses compétences. Le cas échéant, il doit orienter ses clients vers un autre coach plus expérimenté ou aux qualifications mieux adaptées.

L’état de santé du coach doit lui permettre d’exercer ses activités dans de bonnes conditions. À défaut, ou s’il doute de sa capacité à exercer en raison de problèmes de santé, il doit demander conseil ou assistance auprès d’autres professionnels. Si nécessaire ou préférable, le coach doit suggérer au client de mettre fin à la relation de travail et l’orienter vers un autre coach.

Supervision permanente

Le coach établit une relation avec un superviseur qualifié ou un groupe de pairs, à une fréquence adaptée à sa pratique du coaching et conforme aux exigences de son organisation professionnelle et à son niveau d’accréditation.

Le coach veille à ce qu’aucun autre type de relation avec son superviseur ne risque de nuire à la qualité de la relation de supervision.

Le coach doit discuter de tout problème éthique réel ou potentiel ainsi que de toute infraction au présent code avec son superviseur ou groupe de pairs pour obtenir soutien et conseils.

Développement professionnel continu

Le coach élargit ses compétences de coach en suivant des formations et/ou actions de développement professionnel continu adaptées à sa situation.

Le coach apporte une contribution à la communauté professionnelle, en fonction de son degré d’expertise. Cette contribution peut prendre diverses formes, par exemple une assistance informelle à d’autres membres actifs, une contribution au développement de la profession, la réalisation d’études, des publications, etc.

Le coach évalue systématiquement la qualité de sa pratique, par exemple au travers du feedback de ses clients, de son superviseur et d’autres interlocuteurs pertinents.